CURE
Ouy
LA
FEMMK.
La main Luy niestray dessus la poitrine.
En luy affinnant que demain Le doibt venir veoir sa cousine.
Et advenra* quelque voisine.
Pour luy donner allégement.
Mais il vous fault legierement ^ De celte robe revestir Et ce chapeau?
LE CURÉ
Par mon serment !
Pnur faire nostre eftect sortir.
Se vous ne voyez bien mentir, Je suis content que Ton me pende, Sans plus de ce cas m'adverlir.
LE MUNYEn.
lia ! très-oitîe vielle, truande, Vous me baillez descalembouys^ !
Mais, quoy î vous en payerez l'amende.
Se jamais de santé jouys.
Quesse cy? Dca ! je m^esbays (Jui deable la tient? Somme toute,
^ Il viendra, il arrivera. /
* Vite, lestement.
"' Pour : rambonift ; expression proverbiale signifiant : vous me ilé^honnrpz, vous m'oulr:ig(V., vous me joti-x <)e la houe.
t»U M UN Y EU. l'A
J'en despescheray * le pays.
Par le Sang bieu! quoy qu'il nie coustc.
LE CURÉ
Que faictes-vous Ik ? *
LA FEMME
J'.escoute La complainte de mon badin ?
LE CUBÉ.
Il faut qu'en ))on train on le boute.
Au Hunyer.
Dieu vous doint bonjour, mon cousin !
LE MUNYER.
11 suffit bien d'estre voisin, Sans estre de si grant ligiiaige.
LA FEMME
Regardez ce gros limozin*,
Qui a tousjoui'S son liault couiaige ^ !
Parlez à vostre parentaige,
S'il VOUS plaist, en luy faisant feste ?