‹ Recueil de farces, soties et moralités du quinzième siècleChapitre 26 sur 53 · CURE · texte numérisé non relu

CURE

Ouy

LA

FEMMK.

La main Luy niestray dessus la poitrine.

En luy affinnant que demain Le doibt venir veoir sa cousine.

Et advenra* quelque voisine.

Pour luy donner allégement.

Mais il vous fault legierement ^ De celte robe revestir Et ce chapeau?

LE CURÉ

Par mon serment !

Pnur faire nostre eftect sortir.

Se vous ne voyez bien mentir, Je suis content que Ton me pende, Sans plus de ce cas m'adverlir.

LE MUNYEn.

lia ! très-oitîe vielle, truande, Vous me baillez descalembouys^ !

Mais, quoy î vous en payerez l'amende.

Se jamais de santé jouys.

Quesse cy? Dca ! je m^esbays (Jui deable la tient? Somme toute,

^ Il viendra, il arrivera. /

* Vite, lestement.

"' Pour : rambonift ; expression proverbiale signifiant : vous me ilé^honnrpz, vous m'oulr:ig(V., vous me joti-x <)e la houe.

t»U M UN Y EU. l'A

J'en despescheray * le pays.

Par le Sang bieu! quoy qu'il nie coustc.

LE CURÉ

Que faictes-vous Ik ? *

LA FEMME

J'.escoute La complainte de mon badin ?

LE CUBÉ.

Il faut qu'en ))on train on le boute.

Au Hunyer.

Dieu vous doint bonjour, mon cousin !

LE MUNYER.

11 suffit bien d'estre voisin, Sans estre de si grant ligiiaige.

LA FEMME

Regardez ce gros limozin*,

Qui a tousjoui'S son liault couiaige ^ !

Parlez à vostre parentaige,

S'il VOUS plaist, en luy faisant feste ?

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