‹ Recueil de farces, soties et moralités du quinzième siècleChapitre 5 sur 53 · XIV L ANCIEN THEATRE · texte numérisé non relu

XIV L ANCIEN THEATRE

El ain&i vous le devez^ faire.

Odc ne Ty si belles mains,

Belles cuisses et si, beaux raios,

Comme vous avez, par mon arae !

Nous deux gagnerons de Targeni,

Car vous avez ung beau corps génl. »

Les auteurs de mysières traitaient d'une manière toute profane* les sujets les plus saints; mais. loin d'imiter Tancien ili6âtrc latin , ils n'en venaient jamais à donner uye large place à l'amour métaphysique ; ils n'entendaient rien à ce que nous appelons le drame passionné ; ils exprimaient souvetit avec crudité les convoitises de la chair ; ils se plaisaient à toucher brutalement aux choses de la luxure, et quelquefois seulement ils soupiraient une idylle pastorale, pleine de vagues inspirations du cœur, comme dans ce charmant dialogue de deux bergers du Myêtêre de la Passion :

MBLCIIT.

Les pastourelles chanteront.

ACUIN.

Pastoureaux guetteront œillades.

MELCHT.

Les nymphes les escouteront, Et les Driades danseront Avec les gentes Oreades.

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