SEIZIÈME LEÇON
LE SUCRE D'ÉRALE (Suite)
M.—Je veux voir si vous vous rappelez ce que nous avons dit l’autre jour à propos du sucre. François, de
® combien de sortes de sucre avons-nous parlé ?
E.— Du sucre d'érable et du sucre de canne, M.— Est-ce tout ?
Un, qutre élève.—Du sucre de betterave : c'est sur. tout en France qu'on en fait
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M.—Bien; mais n’oubliez-vous pas le sucre blane et la cassonade ?
E.—Ce n’est pas une espèce différente de sucre ; mais le sucre est blanc quand il est raffiné, et on l'appelle cassonade lorsqu'il est brut et en poudre,
M.—Et comment obtient-on le Sirop ?
E.— En faisant réduire par la chaleur l’eau qui coule des érables: si on la fait bouillir encore plus, le sirop s'épaissit et devient du sucre, qu’on laisse refroidir dans les moules,
M.—Je vois avec plaisir que vous avez bien retenu ce que je vous ai expliqué; mais encore une ou deux questions. D'où vient l’eau d'érable ?
E.—C'est la sève qui monte: quand on a entaillé l'écorce et l’aubier, elle se met à couler, et si on introduit une goudille dans l’entaille, elle tombe goutte à goutte dans les casseaux.
M.--Et le sucre de sève ?
B.—-Cest quand on attend trop tard : la sève s’épaissit, ét le sucre est plus mou et ne se conserve pas.
M.— Eh bien! je vais vous parler d’un autre usage que l’on fait üe l’érable, le devinez-vous ?
E.— Oui, monsieur : on s’en sert pour se chauffer,
M.—C'est vrai, mon enfant, et c'est un bois qui chauffe très bien, surtout juand il est sec. Malheureusement dan
8 ce pays on
7e on no le ménago pas assez, on l'abat sans prévoyance, ct 4: commence à devenir rare,
D'ailleurs, il est infiniment regrettable de voir bûcher de magnifiques sucreries, dont l’exploitation intelligente serait Une source permanente de profits pour leurs pro- Priétaires. Mais peut-on encore utiliser l’érable d’une autre facon ?
E.— On en fait aussi des meubles, et l’on s’en sert Pour encadrer les gravures.
M.— Vous avez raison, et c’est un très beau bois, bien précieux pour les ébénistes.
E.— Qu'est-ce qu’un ébénisté, monsieur ?
M.—C’ ÿ a de l’érable qui présente les plus belles nu
ticulièrement certains nœuds : on en voit d'ondé, de veiné, de piqué. Pour économiser, au lieu d'érable solide, on emploie quelquefois des l'on colle sur du bois mou, et c’e sous le nom d’érable plaqué.
E.— Pourquoi, monsieur, portons-nous des feuilles d'érable à la fête de la Saint-J ean-Baptiste ?
M.— Cest que les Canadienscette feuille comme l’un des emblêmes de leur nationa-
lité. Avez-vous remarqué ce qu’on entoure ordinaire ment d’une couronne de feuilles d'érable ?
E.—Un castor, monsieur.
M.—Oui, c’est cela: et nous en parlerons lorsqu nous nous occuperons des animaux, |
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est un ouvrier qu’on nomme ici meublier, II
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