LES CÉRÉALES
M.—Toutes les plantes, même celles qui nous intéressent le moins, ont leur raison d’être et leur utilité, comme par exemple la balladone (herbe empoisonnée), la jusquiame (tabac du diable), le stramonium (pomme épineuse), la ciguë (carotte à Moreau), qui ne sont pas inutiles, puisqu'on en fait un fréquent usage en médecine. Mais il en est des plantes comme des animaux : les unes sont plus utiles que les autres, et de ce nom-
bre sont celles que l’on désigne sous le nom général de céréales.
—Dites-moi quelles sont les plantes que l’on appelle ainsi ?
E.—Cè sont le be, le seigle, l'orge et l'avoine. M. Céstia.dire celles qui fournissent dès grains
que l'on fent Héduite ën farine dént dH ds gutt pour
fire du bail: Célte ttison fit que beauboip. dé Bér
sonnes rangent aussi parmi les céréales le maïs ou blé de Turquie, le riz, le sarrasin.
—Fait-on du pain avec toutes les céréales ?
. E—Non, M. on n’emploie communément que le blé et le seigle.
M.—Que fait-on avec l'orge et l’avoine ?
E.—On les fait servir à la nourriture des animaux domestiques
M.—La farine de maïs peut être avantageusement employée pour faire des pâtes sèches ou frites et celle du sarrasin, pour faire de la galette et des crépes.
—Savez-vous distinguer le blé d'avec le seigle ?
E.—Le grain du blé est plus gros, plus court et surtout jlus jaune que celui du seigle ; il donne aussi une favine plus blanche et un meilleur pain. De plus, l'épi du seigle est barbu, ce qui n’a guère lieu pour celui du blé.
M.—Une autre distinction à faire, c’est qu’on ne cultive qu’une espèce de seigle, tandis que le blé offre plusieurs variétés, dont les plus communes sont le blé roux, le blé doré, le blé blanc, le blé à épi barbu, le blé de la Mer-Noire, etc.
—Qu'est-ce qui distingue l'orge de l’avoine ?
E.—Le grain d'orge est court, renflé ; le grain d'avoine est allongé. L’'épi de l'orge est serré, très barbu, tandis que celui de l'avoine est divisé en plusieurs petites branches séparées et pendantes,
s ou blé
1e le blé
nimaux
usement et celle
ourt et le aussi Je plus, u pour
d’on ne lé offre ; le blé rbu, le
in d’abarbu, usieurs
M.—Tout le seigle que ‘on cultive est-il employé à faire du pain ?
E.— Non, M. on en emploie beaucoup dans les distilleries pour faire une boisson eniv
Tye (nom anglais du seigle).
M.— Et l'orge, sert-elle u du bétail ?
E.— Ah, non! car une bonne partie la fabrication de la bière, obtient une farine avec la eb peu appétissant.
rante qu'on nomme niquement à la nourriture
est employée à Lorsqu'on la fait moudre, on quelle on fait un pain grossier
M.— Quel est la plus précieuse des céréales dont nous venons de parler ?
E.— C'est sans contredit le blé.
M.—Oui, mes enfants, et dont la meilleure espèce se n0Mmme froment. À notre
prochaine leçon, je vous parlerai de la culture du blé,
PES “ LE 5 LA je LU Il
VINGT-DEUXIFME LEÇON