‹ Recueil de leçons de choses [microforme]Chapitre 31 sur 101 · aussi: des-roues.à aubes ou à palettes · texte numérisé non relu

aussi: des-roues.à aubes ou à palettes

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E.— Par dessous, par un canal en pente appelé courser (et non dalle), dont la largeur est exactement celle des palettes ou des aubes.

M.— Une roue hydraulique, comme vous avez pu le remarquer, forme comme un vaste tambour. Elle a, ainsi qu’une roue de voiture, des rats, des jantes ; mais l'axe est un corps d'arbre, appelé arbre de la roue, dont les extrémités sont armées de deux tourillons en fer, qui reposent et tournent sur des coussinets en métal. Voici maintenant comment la roue, en tournant, fait marcher le moulin.

Le bout de l'arbre, dans le moulin, porte une roue dentée qui s’engraine avec une autre roue, aussi dentée, et tenant au gros fer ou axe des meules. Celui-ci, perpendiculaire à l'aube de la grande roue, supporte la meule supérieure ou tournante, et toutes ces pièces se mettent en mouvement en même temps que la roue hydraulique.

De plus, l’une des meules est munie en haut et en bas de deux roues perpendiculaires, nommées lanternes ou babillards, dont l’une secoue le blutoir à l’aide du claquet, ce qui produit le fic-tac du moulin, tandis que l’autre, nommé petit babillard, fait tomber lentement sous la meule le grain versé dans la érémie.

— Qu'est-ce que la trémie d’un moulin ?

E.—C'est une espèce d’auge carrée, large en haut, étroite en bas, dans laquelle on verse le grain pour le faire moudre,

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M.—Les meules sont-elles visibles quand le moulin marche ?

E.—Non, M, elles sont entourées de tous côtés par un tambour en bois, qui empêche le grain moulu de s'échapper par les côtés,

M.— Voici quelle est la marche du grain dans la trémie,

Secoué par le petit-babillard, il tombe peu à peu dans l'auget qui forme le fond de la trémie dans le milieu de la meule supérieure, percé d’un trou nommé œillard. Il est entratné, broyé et réduit en farine entre les deux meules, l’une tournante et l’autre gisante, et tombe, par Un trou de celle-ci, dans des conduits en bois, appelés ancher, qui le mènent dans le blutoir, lequel est placé au-dessus d’une grande huche. LA, fortement secouée par l’action du claquet et du grand-babillard, la farine s'échappe des mailles du blutoir dans la huche, où elle se dépose, tandis que le son, ne pouvant s’échapper, suit toute la longueur du blutoir et va se déverser dans un sac ou un autre réservoir,

Il faut que j'ajoute que tous les moulins ne sont pas construits de la même manière, surtout ceux que l'on appelle du nouveau système.

— Voyons, maintenant le moulin à café, que vous

connaissez si bien ! Est-il aussi compliqué que le moulin à farine ?

E.—Oh! non, M. ; Ce n'est qu’une caisse avec un petit mécanisme.

M.—Appéelons les choses par leur nom, si nous vou. lons noùs instruire. Outre la caisse, où mieux la cage et son éy'@r, il y a la manivelle, que la main fait agir; l'axe, muni (le ln noix qui, en tournæ&nt dans une pièce dentée, nommée buile, broie la graine, et la fait tomber moulue dans le tiroir. Le moulin à café a aussi sa trémie, dans laquelle on place d’abord la graine et qui enveloppe la ferrure soutenant l'axe, perjendiculairement à la cage, et servant de point d'appui à lu ianivelle,

— Est-ce compris ?

E.—Oui, monsieur,

M.—Eh bien, pour me le prouver, l’un-d’entre vous va une répéter les noms de toutes les pièces d'un moulin, en me disant à quoi elles servent.

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