‹ Recueil de leçons de choses [microforme]Chapitre 40 sur 101 · VINGT-NEUVIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

VINGT-NEUVIÈME LEÇON

mn.

LA VACHE ET LI BŒUrF

M.—Comment appelez-vous les animaux représentés sur celte gravure.

E.— Une vache et un bœuf,

M.—Examinez-les, et dites-moi ce que vous remarquez chez ces animaux.

E.—Ce sont de gros animaux quadrupèdes, M.— Et encore.

E,—Ils ont des cornes.

M.—A quoi leur servent-elles ?

E.—A se défendre contre les autres animaux qui les attaquent.

M,— Est-ce que le bœuf a les pieds faits comme le cheval ?

E.—Non, le cheval a le sabot d’une seule pièce, et le bœuf l’a en deux.

M.—Comment appelle-t-on les animaux qui ont le sabot fendu en deux ?

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E.—On dit qu’ils sont Lisulques, tels que le mouton, la chèvre, le porc.

M.—De quoi se nourrit-il ?

E.—D'herbe et de grain.

M.—Que pouvez-vous en dire alors ?

E.—Que c’est un animal herbivore et granivore.

M.—Que pouvez-vous dire au sujet de sa digestion ?

E.—C'est un animal ruminant, à quatre estomacs, comme le chameau.

M.—Comment appelle-t-on le cri du bœuf ?

E.—Beuglement; on dit que le bœuf ou la vache beugle.

M.—Que pouvez-vous encore dire de cet animal ?

E.—C’est un animal domestique, parce qu'il vit sous les soins de l’homme, et qu’il lui rend de grands services pendant sa vie, er même après sa mort.

M.—Quels services rend-il à l’homme ?

E.—Il sert comme béfe de somme pour labourer et charroyer les charges. :

M.—Oui, mes enfants, et pour certains travaux, il est préférable au cheval, parce qu’il est moins fougueux, et son entretien coûte moins cher.

— Que fait-on du bœuf après sa mort ?

E.—$a chair est une nourriture excellente ; AVEC sa peau, on fait du cuir très fort et très durable ; ses pieds fournissent une huile fort estimée pour assouplir les

cuirs ; on se sert de son poil pour faire des matelas ; ON en met aussi dans le mortier pour lui donner de la con- Sistance, et avec les cornes de ses pieds et de sa tête, on fait des peignes, des manches de couteaux, etc,

M.—Nous allons maintenant parler d’un autre ani. mal qui est proche parent du bœuf, c’est la vache. Tout ce que nous venons de dire du bœuf convient également à la vache, excepté qu’elle ne sert pas, en ce Pays, comme bête de somme.

Pourquoi la garde-t-on ?

E.— Pour en avoir du lait.

M.— N'y a-t-il pas d’autres animaux dont on peut faire usage du lait ?

E.—Oui, monsieur, la chèvre, l’Ânesse, la chamelle ; Maïs comme notre climat ne convient pas à ces animaux, On ne fait usage que du lait de vache.

M.— Comment appelle-t-on le petit de la vache ?

E.— Un veau.

M.— Connaissez-vous quelque passage dans l'Histoire sainte où il soit parlé de la vache ?

E.—Oui, monsieur, Lorsque les Philistins eurent enlevé aux Israélites l’arche d'alliance, ils la placèrent dans le temple de Dagon, leur idole, et leur pays fut ensuite accablé de toutes sortes de maux, Les principaux de la nation pensèrent que ce pouvait être cet objet du culte des Hébreux qui leur attirait tous ces malheurs,

et décidèrent dé le leur renvoyer, À cet effet, ils pla-

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cèrent l'arche sur un chariot, et y attelèrent deux vaches dont ils avaient enfermé les veaux, et, immédiatement, elles partirent et se dirigèrent vers le pays d'Israël.

M.— Pourquoi les Philistins avaient-ils enfermé les veaux ?

E.—Parce que, disaient-ils, si l'arche n’est pas la use de nos malheurs, les vaches ne laisseront pas leurs petits ; si elles les quittent, ce sera pour nous une preuve qu'il y a là quelque chose de surnaturel.

M.—C'est bien, mes enfants, retenez bien ce que nous venons de dire de deux de nos plus utiles animaux do: mestiques, et pour la prochaine fois, vous me ferez un résumé écrit de la leçon.

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