PLANCHE III
IçtII.
Ces deux ornemens de bronze que nous avons choisis sur un grand nombre d'autres presque semblables, ont , selon nous, fait partie d'un baudrier de cuir, sur les bords duquel ils étoient appliqués. Quoiqu'ils ne soient pas relevés par la damasquiuure., on conçoit néanmoins qu'ils dévoient enrichir beaucoup le baudrier sur lequel ils étoient fixés, par le moyen des trous que l'on voit aux
(1) Plin. Lih. m \ cap. 4.
(2) Voyage* dans les départemens du midi ( par M. Millin ). Torn II , p. 19*» - — Notice sur Fauri» de SainUV inoeat , ia-4*°» Aix, aa Y 111 (1801).
extrémités ; les pièces étoient réunies les unes aux autres par des engrenures qui sont plus sensibles à la partie supérieure du N.° II.
Les baudriers se portaient en écharpe , et dans des temps très-anciens, chez les Grecs comme chez les Romains. Virgile dit en parlant de Turnus : HumGro cum apparuit ingens balteus (i). Sidonius , dans son panégyrique $ Anthemius , dit aussi : Applicat à Ueva j'ulgentem balteus ensem. Montfaucon a publié, d après Beger, un buste qui porte un baudrier de droite à gauche ; il a donné aussi une figure militaire tirée de Tare de Constantin qui porte un baudrier de gauche à droite (2). Gaylus a fait graver deux pièces de bronze semblables aux nôtres , et que nous croyons avoir servi au même usage, quoique ce savant dise que ce sont des bràsselefis qu'on a, dressés en longueur (3). Nous n'avons pas connoissance que personne avant nous ait indiqué l'usage que nous assignons aux orneinens en bronze qui font le sujet de cet article ; tous les jours on découvre une infinité d'objets, de formes et de dimensions di (Té rente s , dont il est bien difficile de reconnoitre l'emploi ; c'est toujours beaucoup t dans les explications que l'on cherche à en donner, d approcher du moins , comme nous nous efforçons de le fair e , de la vraisemblance.