‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 112 sur 466 · Le berger et le troapeaa · texte numérisé non relu

Le berger et le troapeaa

IMÀOB D'dN PBUPLB OODYBRNÉ PAR UN BON PBIKCI.

Quand vous voyez quelquefois un nombreux troupeau qui , répandu sur une colline, vers le déclin d'un beau jour, pait' tranquillement le thym et le serpolet, ou qui broute dans une prairie une herbe menue et tendre qui a échappé à la faux du moissonneur, le berger soigneux et attentif est debout auprès de ses brebis, il ne les perd pas de vue, il les suit, il les conduit, il les change de pâturage ; si elles se dispersent , il les rassemble : si un loup avide paraît , il lâche son chien , qui le met en fuite ; il les nourrit; il les défend; l'aurore le trouve déjà en pleine campagne, d'où il ne se retire qu'avec le soleil. Quels soins 1 quelle vigilance ! quelle servitude 1 Quelle condition vous parait la plus délicieuse et la plus libre, ou du berger ou des brebis? Le troupeau est-il fait pour le berger ou le berger pour le troupeau?

1. La Ole m'a toumé. Gallicisme, comme perdre la tiU, Ne savoir pins ce qne l'on fait, ne pins suivre sa raison, son jugement.

2. Aux forfait*. Aux crimes. Composé de faire et /br, équivalent à hors-fairet ftgir en dehors du sens, de la Justice. On dit dans ce sens for faire à f honneur.

3. PaU. Mange. Pâlurage, mot de la mCme famille, ainsi que pasteur , pâtre, pùiuret pàtarer, pâtia^ etc.

Image naïve des peuples el du prince qui les gouverne, s'il est bon prince!

La BnuTàss.

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