‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 113 sur 466 · L*aTCug1e et le paralyilqne · texte numérisé non relu

L*aTCug1e et le paralyilqne

Aidons-nous muluellenient, La charge des malheurs en sera plus légère;

Le bien que Ton fait à son frère Pour le mal que Ion souffre ^ai un soulagement. Confucius ' L'a dit; suivons tous sa doctrine : Pour la persuader aux peuples do la Chine ,

11 leur contait le trait suivant.

Dans une ville de l'Asie

Il existait deux malheureux , L'un perclus ^ Tautre aveugle, et pauvres tous les deux. Us demandaient au ciel de terminer leur vie :

Mais leurs cris étaient superflus, Ils ne pouvaient mourir. Notre paralytique. Couché sur un grabat dans la place publique^ Souffrait sans être plaint ; il en souffrait bien plus.

L'aveugle, à qui tout pouvait nuire,

Était sans guide, sans soutien,

Safls avoir même un pauvre chien

Pour l'aimer el pour le conduire.

Un certain jour il arriva

1. Lafudfur. Sentiment de r^sen'e et ae modesUe qui fait tfproaver une espace de honte et d^embarras k appeler l'attention des autres sur sa personae, ses sentiments, ses intérêts ou ses besoins.

2. Paralytique. La paralysie est une maladie qu! empêche Vnsage des membres qu'elle attaque.

3. Confucius, C<îlbbTe philosophe chinois qui a été le l(fglslateur de son pays. i. Perclus, Privé do Vusnge de ses membres. Mots de la mCrae famille r reclus,

prisonnier, qui n'est pas libre d'aller et de venir, réclusion ; exclus, mis dehors, ttr.

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