L*aTCug1e et le paralyilqne
Aidons-nous muluellenient, La charge des malheurs en sera plus légère;
Le bien que Ton fait à son frère Pour le mal que Ion souffre ^ai un soulagement. Confucius ' L'a dit; suivons tous sa doctrine : Pour la persuader aux peuples do la Chine ,
11 leur contait le trait suivant.
Dans une ville de l'Asie
Il existait deux malheureux , L'un perclus ^ Tautre aveugle, et pauvres tous les deux. Us demandaient au ciel de terminer leur vie :
Mais leurs cris étaient superflus, Ils ne pouvaient mourir. Notre paralytique. Couché sur un grabat dans la place publique^ Souffrait sans être plaint ; il en souffrait bien plus.
L'aveugle, à qui tout pouvait nuire,
Était sans guide, sans soutien,
Safls avoir même un pauvre chien
Pour l'aimer el pour le conduire.
Un certain jour il arriva
1. Lafudfur. Sentiment de r^sen'e et ae modesUe qui fait tfproaver une espace de honte et d^embarras k appeler l'attention des autres sur sa personae, ses sentiments, ses intérêts ou ses besoins.
2. Paralytique. La paralysie est une maladie qu! empêche Vnsage des membres qu'elle attaque.
3. Confucius, C<îlbbTe philosophe chinois qui a été le l(fglslateur de son pays. i. Perclus, Privé do Vusnge de ses membres. Mots de la mCrae famille r reclus,
prisonnier, qui n'est pas libre d'aller et de venir, réclusion ; exclus, mis dehors, ttr.