‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 217 sur 466 · Le loacor rainé · texte numérisé non relu

Le loacor rainé

▼ALÈBB, u jocBCSi HECTOK, sox talet.

HECTOR

Le voici. Ses mallieurs sur son front sont écrits; Il a tout le visage et Tair d*un premier pris > 1

VALàRB

Non, l'enfer en courrouj^ et toutes ses furies

N'ont jamais exercé de telles barbaries.

Je te loue, ô destin, de tes coups redoublés!

Je n'ai plus rien à perdre, et les vœux sont comblés.

Pour assouvir encor la fureur qui t'anime,

Tu ne peux rien sur moi : cherche une autre victime.

HECTOR, à pari.

Il est sec '.

VALkRB.

De serpents mon cœur est dévoré; Tout semble en un moment contre moi conjuré.

(li prend Hector àU craTate.)

Parle ! as-tu jamais vu le sort en son caprice Accabler un mortel avec plus d*injustice, Le mieux assassiner? Perdre tous les paris ; Vingt fois le coupe-gorge «, et toujours premier prf i\ Réponds-moi donc, bourreau!

UECTOR.

Mais ce n'est pas ma faute.

VALÈRB.

Âs-tu VU, de tes jours, trahison aussi haute ? Sort cruel I ta malice a bien su triompher;

1. Des eommlêêairet. OfBelen de poUce charges de procéder II la décoiiTerte des Grimes et k rarrestation des criminels. Dà ûreheri, soldats faisant aatrefols Tofflce de gendarmes, et ainsi nommés parce qu'ils étaient anciennement arm^s d'arcs. Deê prévale, cheCs infériears de la milice chargée de la police, espèce de Bons-offlciers militaires- Des gines^ instruments de supplices pour les coupables, chaînes et liens pour s'assurer de leur personne.

3. Terme de Jeu qui s'appliquait à un coup dé&Torable. Avoir l'air 4'um premier pris signifiait donc avoir la contenance triste et sombre.

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