Prlie da roi lean à la tetatlle de PoMIcrs
Les Français, mis en désordre par les archers, enfoncés en vingt endroits par la cavalerie, ne purent que relarder, à force do vaillance, une défaite inévitable. Le combat fut cependant trèslong et très-sanglant : le roi Jean et tous ses chevaliers do l'Étoile' furent 6dè)es à leur serment de se faire tuer ou prendre, plutôt que de céder le champ ' ; la chevalerie de Bourgogne, do Poitou, de Picardie, du Bourbonnais, d'Auvergne, se comporta généreusement. Le roi Jean, aussi brave homme d'armes que mauvais général, donnait l'exemple à tous, une lourde hache au poing : il avait à ses côtés Geoffroi de Charni, portant la bannière royale, et le jeune Philippe, duc de Touraine, enfant de treize ans, qui, bien différent de ses frères, gagna en cette journée le nom de hardi; car il ne quitta pas le roi, lui criant sans cesse : a Père, gardez- vous adroite! gardez-vous à gauche! » à mesure qu il voyait les ennemis approcher. La déroute devint enfin presque générale.
Une seule bande de Français combattait encore : c'était celle où se trouvait le roi. Ces braves gens ne firent aucune tentative pour remonter à cheval ni pour se retirer : c'étaient les derniers des chevaliers; ils semblaient ne pas vouloir survivre au déshonneur de leur ordre. Leur nombre diminuait à chaque instant ; le roi Jean venait de voir renverser à quelques pas de lui le comte C de Dammartin; l'oriflamme * tomba à son tour, avec le sire de ( Charni qui la tenait... Le roi Jean « faisait toujours merveille » de 0 sa hache d'armes. Et cependant, la presse grossissait autour de lui. Suivant l'avis de Jean Chandos, le prince Edouard ^ et le C
1. Bataille Ilyrëe aux Anglais en 1456 et perdne, malgré la snpëriorlttf de l'trmée françaiae, par la faute du roi Jean. Voir l'Hintoire de fronce Aé^h citée.