LIVRE III
66S petites entrées S une salle des audiences dans sa tente. Il ne tempérait le faste du trône qu'en faisant manger à sa table ses officiers généraux et ses aides de camp. On ne lui voyait point, dans les travaux de la guerre, ce courage emporté de François !•' et de Henri lY, qui cherchaient toutes les espèces de danger. Il se contentait de ne pas les craindre, et d'engager tout le monde à s'y précipiter pour lui avec ardeur. Il entra dans Dôle au bout de quatre jours de siège, douze jours après son départ de Saint- Germain, et enfin, en moins de trois semaines, toute la Franche- Comté lui fut soumise. Le conseil d'Espagne, étonné et indigné du peu de résistance, écrivit au gouverneur : « Que le roi de France aurait dû envoyer ses laquais prendre possession de ce pays, au lieu d'y aller en personne. »
VOLIA^&B.