‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 295 sur 466 · Le l'Ojraseor A pted · texte numérisé non relu

Le l'Ojraseor A pted

le ne conçois qn*ane manière de voyager plus agréable que d'aller à cheval : c'est d'aller pied. On part à son moment, on s'arrête à sa volonté , on fait tant et si peu d'exercice qu'on veut. On observe tout le pays et on se détourne adroite, à gauche; on examine tout ce qui nous flatte; on s'arrête é tous les points de vue. Aperçois-je une rivière , je la côtoie ; un bois touffu , je vais sous son ombre; une grotte, je la visite; une carrière , j'examine les minéraux. Partout ou je me plais , j'y reste. A l'instant que je m'ennuie, je m'en vais. Je ne dépends ni des chevaux ni du postillon. Je n'ai pas besoin de choisir des chemins tout faits, des routes commodes , je passe partout où un homme peut passer; je Tois tout ce qu'un homme peut voir, et, ne dépendant que dé moi-même, je jouis de toute la liberté dont un homme peut jouir.

J.-J. Rousseau.

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