‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 298 sur 466 · Mobilité dc§ pensées de rboinrae · texte numérisé non relu

Mobilité dc§ pensées de rboinrae

La fourmi, tous les ans traversant les guércts,

Grossit ses magasins des trésors de Cérès';

Et dès que l'aquilon , ramenant la froidure ,

Vient de ses noirs frimas attrister la nature,

Cet animal, tapi dans son obscurité,

Jouit, l'hiver, des biens conquis durant Tété.

Mais on ne la voit point, d'une humeur inconstante,

Paresseuse au printemps , en hiver diligente ,

Affronter en plein champ les fureurs de janvier,

Ou demeurer oisive au retour du bélier*.

1. Détendues. « Dont on a dtë les tentures. » Bemarqner la signifieation que te prâlze dé âonne 2t un très-grand nombre de mots : dépouiller, destituer, détruire, détonnter, etc.

2. Ce n*est pas le souffle de Dieu qui disperse les enfsnts. S*Us n'obéissaient qu'il leurs instincts naturels, ils resteraient groupés autour du toit paternel oU ils trouTent le bonheur. Les entraînements de la civilisation même, Tamour aveugle de ror et des Jouissances , le besoin de changement, voiUi les nécessités , le plus souvent fiictices , qui détruisent malheureusement chaque jour l'antique esprit de famille, qui est la garantie la plus puissante du bonheur individuel et de la sécurité publique.

8. Périphrase pour dire « les blés ». Cérfes était la déesse de la moisson.

4. Le cours du soleil, pendant Tannée, correspond successivement "èk douze consteUations qui remplissent Téte&dae du Zodiaque. GeUe du BéUer coïncide avec la commencement du printemps.

Ift RECUEIL DE MORCEAUX CHOISIS.

MaisThomme, sans arrêt ^ dans sa course insensée. Voltige incessamment* dépensée en pensée. Son cœur, toujours flottant entre mille embarras. Ne sait ni ce qu'il veut ni ce qu'il ne veut pas : Ce qu'un jour il abhorre , en l'autre il le souhaite.

BoiLBAir.

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