Le feéiiMoa et les laptas
Il est certains esprits d'un naturel hargneux,
Qui toujours ont besoin de guerre , lis aiment à piquer, se plaisent à déplaire'^ Et montrent pour cela des talents merveilleux.
Quant à moi, je les fuis sans cesse : Eussent-ils tous les dons et tous les attributs*, J'y" veux de l'indulgence et de la politesse; C'est la parure des vertus.
Un hérisson , qu'une tracasserie
Avait forcé de quitter sa patrie,
Dans un grand terrier de lapins
Vint porter sa misanthropie^.
Il leur conta ses longs chagrins, Contre ses ennemis exhala bien sa bile^, Et finit par prier les hôtes souterrains
De vouloir lui donner asile.
a Volontiers, lui dit le doyen ^.
Nous sommes bonnes gens, nous vivons comme frères, Et nous ne connaissons ni le tien , ni le mien ; Tout est commun ici. Nos plus grandes affaires
Sont d'aller, dès l'aube du jour , Brouter le serpolet, jouer sur l'herbe tendre;
1. Sans arrêt, ** Sans repos, sans s'arrêter. « FamUle du mot rûsttti Bjtmt pour Mdleal itre^ et ré annonçant Taction continoe} t^arrHer^ rester aaprëa de.
2. IneaaammaU. *> Sans otsser. » Remarquer la pT<$axe <n avec on sent négatif dans ineonêtanif insnuée, ete.