Le roi Alphonse III
Certain roi qui régnait sur les rives du Tage,
Et que Ton surnomma le sage.
Non parce qu'il était prudent
Mais parce qu'il était savant, Alphonse , fut surtout un habile astronome. Il connaissait le ciel bien mieux que son royaume,
Et quittait souvent le conseil*
Pour la lune ou pour le soleil.
Un soir qu'il retournait à son observatoire*,
Entouré de ses courtisans, n Mes amis , disait-il , enfin j'ai lieu de croire
Qu'avec mes nouveaux instruments Je verrai cette nuit des hommes dans la lune.
Votre majesté les verra , Répondait-on ; la chose est même trop commune,
Elle doit voir mieux'que cela. « Pendant tous ces discours, un pauvre, dans la rue, S'approche en demandant humblement, chapeau bas, Quelques maravédis' : le roi ne l'entend pas, Et, sans le regarder, son chemin continue. Le pauvre suit le roi , toujours tendant la main , Toujours renouvelant sa prière importune; Mais les yeux verdie ciel , le roi, pour tout refrain*, Répétait ; a Je verrai des hommes dans la lune ! »
Enfin le pauvre le saisit Par son manteau royal , et gravement lui dit : a Ce n'est pas de là-haut , c'est des lieux où nous sommes
Que Dieu vous a fait souverain.
reiue de ce mot. Charitë appartient par sa racioe ehar k la même famIUe que ehérir, charme, eharmant, eucharistie : U exprime donc ayec l'idée d'affection^ de déTouement, une idée do douceur et de grftce.
1. Métonymie poor « la aalle oU U tenait conseil » avec les ministres.
S. Édifice construit exprès pour pouvoir bien observer les astres.