LIVRE I. 7o
Et ces réseaux légers, diaphanes habits, Où la fraîche grenade eiifenn«r des rubis. Sur tes rochers touffus la chèvre se hérisse', Tes prés enflent de lait la féconde génisse ; Et tu voiâ tes breWs, sur fe jeurte' gazo'ri, Épaissir le tissil de leur biâttché toiâôn. Dans les fertiles champs voisins de la Touraine, DartfS emx oh rOdéan boit VMmè de la Seine, S'élèvent pour le frein des eôursiefs béllicfueut. Ajotttctt cet amas â^ fleirteâ tortoetix : L'ïfidomptable Gafonne hû% vagues insen^esf, Le Rhône impétueux, fils des Al(:fes glacées, La 9eiAe au flot royal , la Loire dans son sein Incertaine, et la Saône , et mille autres enfin Qui Nourrissent partout, sur tes nobles rivages, flcrars, mdissoitïs et vergers, et bois, et pâturage», Rampetit an pied des murs d'opulentes cités , Sous des arches de pierre à grand bruit emportés.
Dirai-je ces travaot , source de l'abdtidance , Ces ports, où des deux mers l'active bienfaisance Amène les tributs du rivage lointain Qtm visite Phœbus le soir et le matin*? Dirai-je ces canaux, ces montagnes percées^ De bassin en bassin ces ondes amassées Pour joindre au pied des monts Tune et l'autre Thétiâ? Et ces vastes chemins en tous lietii départis. Où l'étranger, à Taise achevant son toyage, Pense au nom des Trndaine* et béhit leur ortVrtgèt Tan peuple indtpstrieux est né potfr les conib*ts. Le g^ite , le mousquet, ti'accableM point ses bifas ; Il s'élance aux assauts, et son fer intrépide Chassa l'impie Anglais, usurpateur avide« Le ciel lég fit humains , hospitaliers et luxons ^ Amis des doux plaisirs, des festins, des chansons.
A. CcEBHrBK.