L. B*«uni
Du palais d'un jeune lapin Paipe belette, u^ beau vsmXïo. , S'empj»|:a : c*/^^ une rusée.
La Foktaikb.
C'est au moyen des figures dont nous avons parlé qu'on peut rendre compte de ce qu'on appelle les idiotismes et les gallicismes, c'est-à-dire des transformations de sens dans les mots et de construction dans les phrases qui, sans être en conformité avec les lois rigoureuses de l'étymologie et de la syntaxe, n'en sont pas moins parfait^poenl' ^H^ît^ Ml génie de la langue et aux besoins de l {tensée.
KrlVaP II, T9
U ast d'gntmt pM importaot d^ )i»p rentafquof $^ ieUm étudier, qu^ les méjt)iodes grao»(ini)ticale0 éJérnenUif^s, «r pamifsaot ^tt^ibu^^ au^^ moU uns signjliçaibioA uniSprina e( 9U» ^bfai^ une con6tri|Ction Qn^, déoatureot le cai^ci^re <)a DQii« langue ainsi réduite à la iponotonie et à la pauvreté. Ellfi^ déroutant de plus les élèves, lorsqu'ils rencontrent ces expressions at ees tours dont ils ne peuvent rendre pompte par les procédés 4'îin«lyae graipmaticale auxquals ils ont été accoutumés.
Il est une autre ^npmalie qui apporte aux lois de U eenfttnmtion une infraction encore plus (X)nsidérable, en faisaut açeerdar un mot non avec celui auquel l'analyse gramn^aticale le lie natiirelièrent, mais avec un mot nop exprimé et qui se trouve dans la pansée de l'écrivain. Cette figure a ^ Qom de ^uilepsp^
Lorsque Racine a dit :
Entre le paurre et vous tous prendrez Dieu pour Juge , Vmm rappelant, non flU, qne, e«Aé «mis ea Un, Q^muftfi eq» voua f^taa panrrpf et covma ea« orpkeUn,
Le pronom eux dans comme eux devrait se rapporter au noqi singulier /?awure ^ exprimé précédemment, et, dans ce cas, H faudrait y substituer le pronom lui. Mais par la disposition (fe la phrase et la liaison des idées, Racine, ainsi que les lecteurs, ont dans l'esprit l'idée générale de ptmvres, et y font rapporter ce pronom.
Cette disposition à tenir plus de compte du mouTement de la pensée que des exigences grammaticales de la phrase se montre dans nos meilleurs auteurs et y produit des anomalies, nonseulement dans les formes de Taccord , ipaî^ dans les rapports des mots entre eux.
Exemples de syllepse :
Je le tleaie , ee ntd de feUTettes, lU sont deux, trois, quatre petits.
BsRQunr.
lA yo]r»g#Dr, qo>rr(t6 an olnteela llqvldj», 4 Vécorce d'un bois confie np pip4 tiiQid*. Bientôt ils oseront, sur la foi des étoiles ^ S*abandonner aux mers, sur la foi de leurs Toiles.