La BaMfc ealtivée
Qu'elle est Mie cQt|;e nature cultivée^l que, par les soins de rtiooïove, elie est brillante et pompeusement parée 1 U enfaithiiipéme lé principal ornement; il en est la production la plus qobie } ea jsq n^uUipliaut , il en multiplie le germe te plus pré- ^eu^ ; elte^ém/9 aussi somble se multiplier ^yee lui ; il met au jour par son art tout ce qu'eUe recelait dans sofi sein. Que de ipé^rs ignorés 1 que de rieh^sset» iiouy^llesl Les fleurs, les fruita, tesgraii|sperfectionpé#, multipliés à l'infini; tes espèces utiles d'animaux trau8()ortées, propagées, augp)0Btées sans nombre; tes espèces ouisibl^s réduit^^, confiaées, reléguées; For, et te fer, plus nécessaire qu9 Tor, tirés des entrantes de la terre; las torrent^ contenus, te.s fleuves dirigés, resserrés; te rmr soumise, rieconnue , trayarsée d'un hémisphère à ravtra ; te terre aooessibte
1. Ce9t ^ tort qve la reopncide .eçt r^nf iée p^rmi les planta» u^ile». L» plupart fles espaces de cette famille Talent encore moins que les joncs et les nénuphars. Cette dernière plante est remarquable par ses belles fleurs blanches ou jaunes et ses larges fvn^les d*un yert luisant.
2. « Soignée, travaillée par les bri^s et l'i^itelligence de rh0iniP9> f* Remarquer les deux formes de la racine de cette famille : culte, cultiver, cultivatenr, agriculture, coït colon, agricole, cQloj^ïe, colooiserp etc. Remarquer aussi la }iu«)nce entre culte, toujours pris dans le senji métaphysique, et culture, qui se prend dans les deux sens : Le culte de Dieu, le culte des .arts; Uk cullyre d*iffh champ j la culture de fin^ffliffençf.
IflTRg II. H
partout^ partout rendue aussi privante que féconde : dans les variées , de riantes prairies ; dans les plaines , de riches pâturages ou des moissons encore plus riches ; les coltines chargées de vignes et de fruits, leurs sommets couronnés d'arbres utiles et de jeunes forêts; les déserts, devenus des cités, habités par un peuple immense, qui, circulant sans cesse, se répand de ces centres jusqu'aux extrémités; des routes ouvertes ou fréquentées, des communications établies partout, comme autant de témoii^s de la force et de l'union de là société : mille autres monuments de puissance et de gloire démontrent assez que l'homme, maître du domaine de la terre, en a changé, renouvelé la surface entièrç, et que, de tout temps, il partage l'empire avec la nature*.
Cependant il ne règne que par droit de conquête ; il jouit plutêt qu'il ne possède , il ne conserve que par des soins toujours renouvelés. S'ils cessent , tout languit, tout s altère, tout change, tout rentre sous la main de la naiure : elle reprend ses droits, efface les ouvrages de l'homme, couvre de poussière et de mousse ses plus fastueux monuments, les détruit avec le temps, et ne lui laisse que le regret d'avoir perdu, par sa faute, ce que ses ancêtres avaient conquis par leurs travaux.
Bovvov.
^, «- ^^e^ùn 4e |# pâture contre les travaux de l'Homme qui ne sont pas en Harmonie avec tes lots ^.
Nous ne voyons Tordre que là oè nous voyons notre blé. L'habitude où nous sommes de resserrer dans des digues )e ,C3ngJ de nos rivijères, de sabjer nos grands chemins, d'aligner les allées d^e nos jardins, de tracer leurs bassins au cordeau, d'équarrir' nos parterres et même nos arbres , pous accoutume à considérer tout ce qui ^'écarte de notre équerre comme livré à la confusion. Mais c'est dans les lieux où nous avons mi^ la main que Ton voit souveijt un véritable désordre. Nous faisons jaillir des jets d'eau isur des montagnes ; nous plantons des peupliers et des tilleuls çur des
1. fUnaxqvier rbsbile eoop^npictipa 0e ctliU loagpt piri<>4s, t» iéjéUifffa^t
par des énnmérations successives dpnt le rerbe principal , réjeté 2t la fin, forme ie lien et la concinsion attendue.
3. L*l)Qmme est ai^x pri^e^ avec la nature : lor9 mênjiç qn'U V^ ^pymiçfi par les travaux les plus judicieux, il a besoin d*efforts continuels j^onr l£S ni^int^nlr contre la réaction d.e la ^atiif e ainsi dom^t^e. Mai^ cette réaction Revient irrésistible^ lorsque les travaux de Thomme sont entrepris et dirigi^s en oppo^H^o)) ^vi^c les lois de la nature elle-même.
8. Équarrir, éguarrisseurf équerre. Racine can'é, d'pîi carreau, carrure, c^refpnr, se diange en cadre, cadran, enpa^r^^ e( eo qjiçîfif nj^ïfktnï^f ^i^t]:§, gjiAçie^^l^, quadragésime.
rochers; nous mettons des vignobles dans des vallées, et des prairies sur des collines^. Pour peu que ces travaux soient négligés, tous ces petits nivellements sont bientôt confondus sous le niveau général des continents, et toutes ces cultures humaines disparaissent sous celles de la nature. Les pièces d eau se changent eu marais, les murs de charmilles se hérissent, tous les berceaux s'obslruent, toutes les avenues se ferment, les végétaux naturels à chaque sol déclarent la guerre aux végétaux étrangers; les chardons étoiles et les vigoureux verbascums' étouffent sous leurs larges feuilles les gazons anglais; des foules épaisses de graminées et de trèQes se réunissent autour des arbres de Judée; les ronces du chien y grimpent avec leurs crochets, comme si elles y montaient à l'assaut; des touffes d^orties s'emparent de l'urne des naïades, et des forêts de roseaux des forges de Vulcain'; des plaques verdâtres de minium rongent les visages des Vénns, sans respecter leur beauté. Les arbres même assiègent le château; les cerisiers sauvages, les ormes, les érables montent sur ces combles , enfoncent leurs longs pivots dans ces frontons élevés , et dominent enQn sur ces coupoles orgueilleuses. Les ruines d'un parc ne sont pas moins dignes des réflexions du sage que celles des empires : elles montrent également combien le pouvoir de l'homme est faible quand il lutte contre celui de la nature.
BebVABDXN OB SAXBT-PltlBB.