‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 387 sur 466 · LIVRE II · texte numérisé non relu

LIVRE II

rai Drouot jusque dans les splendeurs des Tuileries. Vous vous en étonnerez peut-être ; vous vous demanderez quel charme il y avait à cela. 11 vous Ta dit lui-même : c'était le charme de l'obscurité, de l'innocence et de la pauvreté ^ Il croissait sous la triple garde de ces fortes vertus; il croissait comme un enfant, de Sparte et de Rome, et pour dire plus vrai, il croissait comme un enfant chrétien en qui la beauté du naturel et l'effusion* de la grâce divine forment une fête mystérieuse* que le cœur qui l'a connue ne peut oublier jamais. Drouot l'avait connue. 11 avait puisé dans cette expérience de sa jeunesse la souveraine persuasion qu'il ne faut à l'homme pour être heureux, ni richesses, ni dignités, mais que le strict nécessaire suffit à la joie du corps, la culture désintéressée des lettres à la joie de l'esprit, l'accomplissement du devoir à la joie de la conscience ', l'amour de Dieu et des hommes à la joie surabondante de l'âme ^ tout entière.

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