‹ Recueil de morceaux choisis de prose et de vers, avec des notes pour l'intelligence du texte et l'étude de la langueChapitre 407 sur 466 · Licence poëtiqne. H faudrait rigoarensement le pluriel · texte numérisé non relu

Licence poëtiqne. H faudrait rigoarensement le pluriel

2. Ondulant, ondoyante. Mots de la môme famille. Bacine, omfe : ondée, on* doiement, ondoyer, ondnUtion, ondiil«r.

i$% RECUEIL DR MORCBikUX CHOISIS.

Fuit on v^Q, emporté dans les bras d'un ami :

Sur le sein l'un de l'autre, ils sont frappés ensemble,

Et bénissent dq moins le coup qui les rassemble.

Mais de la foudre en vain les livides éclata

Pleuvent sur les deux camps : d'intrépides soldats,

Compe la mer, qu'entr'ouvre une proue écumante,

Se réferme soudain sur sa traee fumante,

Sur les rangs écrasés formant de nouveaux rdQgl«

Viennent braver la mort sur les corps des mourants.

Cependant, las d'attendre un trépas sans vengeance,

Les deux camps, animés d'une même vaillance,

Se heurtent, et, du choc ouvrant leurs bataillona«

Mêlent en tournoyant leurs sanglants tourbillon»,

Sous le poids des coursiers les bataillons s'entr'ouvrent.

D'une voûte d'airain les rangs pressé» se couvrent;

Les feux croisent les feux, le fer frappe le fer,

Les rangs entrecoupés lancent un seul éelair }

Le salpêtre, au milieu des torrents defîimée,

Brille et court «n grondant sur la ligne enflamméo.

Et d un nuage épais enveloppant leur sort.

Cache encore à nos yeux la victoire ou la mort.

Ainsi quand deux torrents dans deux gorges profondes.

De deux monts opposés précipitant leurs ondes

Dans le lit trop étroit qu'ils vont se disputer.

Viennent au même instant tomber et se heurter,

Le flot choque le flot, les vagues courroucées

Rejaillissent au loin par les vagues poussées,

D'une poussière humide obscurcissent les aira>

Du fracas de leur chute ébranlent l'univers,.

Et portant leur fureur au lit qui les rassemble,

Tout en s'y combattant, leurs flots roulent ensemble.

Mais la foudre se tait, écoutes... Des concerts

De cette plaine en deuil s'élèvent dans les airs :

La harpe, le clairon, la joyeuse cymbale.

Mêlant leurs voix d'airain, montant par intervalle,

S'éloignent par degrés, et sur l'aile des vents

Nous jettent leurs aecords et les cris des mourants...

De leurs brillants éclats les coteaux retentissent;

Le cœur glacé s'arrête, et tous les sens frémissent,

Et dans les airs pesants que le son vient froisser,

On dirait qu'on entend l'âme des morts passer.

Tout à coup le soleil, dissipant le nuage.

LivBB m. 463

Éelaire avec herrenr la scène du carnage; Et son pâle rayon, sur la terre glissant, Découvre à nos regards de longs ruisseaux de sang, Des coursiers et des chars brisés dans la carrière, Des membres mutilés épars sur la poussière, Les débris confondus des armes et des corps. Et des drapeaux jetés sur des monceaux de morts.

Lamastinb.

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