M. LE COMTE CAB.NOT
J ai fait cbnnattlre au ministi^ de la police que )a désirais qu'il orddnuât au rédactc^ur qu'il a attaché au Journal général de France^ de prendre désoimais yos ordres pour la rédaction de ce journal*. Moti: iBteiilk>n est que vous donniez à cette feuille une couleur prononcée, et qui réponde à la fureur des attaques des ennemis du gouyei^nement
Paris 5 le rgmai 181 5.
M. LE C01|i;£ CARÎrOt,
On désigne pour sous^préfet de SenKs tin sieur Vatin , notaire. On pense que le mafre de' Chaa.^ tilly est mauvais , parce que t esprit du peuple n'est pas bon dans ce village.
Paris, le ao mai i8i5.
43a PIEGES SUR LE. PRISONNIER
M. LE COMTE CaRNOT,
Eciivez au duc de Padoue qu'il, fasse c6n^ naître à la Junte en Corse, ma satisfaction de h conduite qu'elle a tenue , et que je désire qu'il me présente une demande de récompeni^ poiôr' les différens membres de la Junte.
Paris, le aa mai i8i5.
M. LE COMTE CaRNOT,
Il y a un sieur Estabenet qui est chef d une maison d'instruction à Bordeaux : c'est un royaliste forcené; )e pense qu'il faudrait supprimer cette maison. Il serait nécessaire de changer la supérieure et quelques sœurs de la Charité de Bordeaux.
Paris, le aa mai i8i5.
Dt sÂtifTi-^Hitiirf. 4^
M. I.B COMTE CaRNOT,
La garde nationale de Lille n'est point encore oi^tiiéée. Dotineif Y(ft&(ëàu gétiéràl 1^ Fo^pe de rorgaûisdf et ' d'y mettfé dès Hocttiitèl' dd" peuple; Si cétïè or^^sàtiou ébàffrait dè^ diffli ctiltés, dites-Itfi dé fàttaéir éa pisùple de WUf plusieurs co^ps bù bia/taitlbh^ de tirailFeurs. ' "
nap'oIÉôn:
Paris 9 le 22 mai 181 5.
M. tE COMTE CaRNOT, .
Il faut destituer Gros SollFci, conseiller de pré" fécttire à Marseille: c'est un ami d'Âlbertas; Jean Bérard ^ alloué » capitaine de la garde nationale i Honoré Sottout» cà]Htaine; Jéan-François-Hyp-* polite Dumas» lieUteliant; Payen fils, capitaine des canoûniérs delà garde nationale; Louis Victor, lieutenant; Barthélémy, notaire, sergent; Bélcastel, peintre, sergent. Tous ces hommes sont des royalistes très-dangereut qfhi cbei^hent à exciter là gnei^re cÎTile;
Ni»OLÉON.
ValéH,WÛ2riàltiStir
454 PIÈCES jSPll Ll:Pll|SOVHIER
M. LE COMTE CaRNOT,
Je Yous envoie la réponse du général. DrouoC et desi, officiers d'a^iJUerie» au mémoire que vous mavçz communiqué» Au fait si Tauteur pouvait se. chargeii* , â un pri^ convenu çt sans débaucher les ouvriers de nos ateliers, de monter trois cents fusils par jour, moîennant qii^on lui four« nirait les bayonnettes, baguettes, canons, platines et les bois bruts, ce serait un service qu'il rendrait; alors opérant pour son compte et res* pensable des armes , il pourrait mettre en pratique la forme d'administration qu'il propose. Nous avons des pièces de rechange pour monter cent cinquante mille fusils ; nous avons , en outre , cent cinquante mille fusils à réparer et mettre en état ; voilà donc de quoi feire trois cent mille fusils. Jusqu'à présent nous n*avons pu réparer que six cents fusils par jour, et eu monter que trois centb. Il faudrait donc une année pour monter nos pièces de réchange , et six mois pour réparer nos cent cinquante mille fusils. Si l'auteur du mémoire pouvait se charger de nous monter soixante mille armes ^ à raison de trois à quatre cents par jour, nous aurions nos trois cent mille fusils en moins de
i>£ SAINTE -BiLÈNEi 4^^
^ix mois ; les platines existent. L artillerie s'occupe actuellement d'une machine qui fournira mille platines par jour, ties ateliers pourront diriger leurs efforts sur d'autres pièces, les canons en profiteront. Ce qui importe actueUement , c'est d'avoir nos trois cent mille armeS; disponibles dans le plus court délai. Pourquoi l'auteur n'entreprendrait-il pas hql marché, puisqu'il connaît la, matière, et qu'il peut dis« poser de beaucoup d'ouvriers à Paris ?
Paris, }fi 22 mai i8i5.
M. LE COMTE CaRNOT ,
11 est d'usage de faire, à l'ouverture des Chambres, un exposé de la situation de la France. Je crois qu'il est nécessaire que vous vous en occupiez.
Paris, le ao mai i8i5.
436 PIfiO&.S 8VR LS YBrtSO^IfKIlK
M. LE COVJR GaEN Of ,
Oi^ tue Ttmét Fimpriihé cî-jpînt , qiïe le préfet éè» A^detmes adressait , il y à un an , à ses adlàkàsttés de VA^ep'ùti. tiî cet imprimé est yfaimtM de Iftr , to^s verf ez qu il est impossible &4k^(At confiaitce dan^Iâ franchise du zëlede cet administrateur, et qull est urgent de le remplacer.
NAPOLÉONt
Paris 9 le aomaî i8i5.
M. LE COMTE CaRNOT ,
ie vous envoie unç dénonciation contre le secrétaire général du département de la Ni^Ftf. On accuse aussi le préfet d'être faible ^etje suis^ porté à le croire. Dans son administration de TYonne , je lai toujours connu très-faible, et c'est ce qui m'avait porté à le ch^tiiger. Je crois qu'il serait très-avantageux qu'Âdet pût aller là.
Paris ^ le a4 mai i8 1 5.
/CMB SAINT E«-H*il.Èfr«. tfi^
M. LE COMTE CàRNQT , '
Je suis dans Tiateatioa de composer la Chambre des Pairs ^ et d'ea nommer d'abord quatre-vingts membres. Désirant m'aider d^ lumières des personnes qui ont ma confiance , je vous invite à m'en remettre dimanche une liste de cent vingt personnes que vous cjhoisirez, comme si vous étiez chargé (le cette nomination. S'il en est parmi elles que je ne connaisse pas« vous voudrez bien joindre des notes à leurs noms. Ce travail restera secret entre vous et moi. Je n'ai pas besoin de vous dire qu'il est inutile qu'on sache que je vous l'ai demandée J'ai adressé une lettre semblable à tous nos ministres et à d'autres personnes « dans l'opiniom et les sentimens desquels je me confie.
])fAPOLËON.
Paris, le 19 loai 181 5^
M. U COMTE CaRNOT ,
U faudrait changer ceux des maires et adjoints de Paris qui sont mauvais.
Paris, lo a4 mai 181 5.
438 PIÈCES SUE LE PAidoKiriEm
M. LE COMTE CaENOT,
Ecrivez au générdl Lamârque , commandant en chef de Tarmée de la Loire ^ que je lui confie le pouvoir de destituer les sous - p^éfet^ , les maires , commandans et oflSciers de la g;arde nationale , receveurs d'arrondissement , directeurs de contributions , agens de lenre^strement , officiers forestiers et généralement tous les employés d'administration dont il aurait à se plaindre , que je n'en excepte que les préfets, lieutenans-généraux de police , payeurs de divi- ' sions et receveurs de département ; que s'il avait, des sujets de mécontentement contre ceu:!C-ci , il ait soin de vous en informer par courrier extraordinaire , vous m'en rendrez compte sur-le'«champ, pour que j'avise aux destitutions et remplacemens nécessaires ; mais que pour tous autres , il peut les destituer et les remplacer par des hommes sûrs.
Paris, le 37 mai i8|5.
DE 8ainte-h£lène. 4^9
M. LE COMTE CàRIïOT j
Le remplacement du sous-préfet de Vouzières , dans le département des Ardqnnes, parait indispensable.
Paris>le 97 mai i8i5.
M. IB COMTE CaRITOT ,
Je ne pense pas qu'il faille habiller les fédérés des faubourgs; cela nous conduirait à des dépenses énormes et sans but d'utilité; je ne pense pas non plus qu'il faille leur donner des fusils , puisque je vois que les gardes nationales d'élite dans les places, p'en ont pas; que la guerre peut-être déclarée. , les places inYe3ties » et que les garnirons ne sont qu'à moitié armées.
Paris, le 29 mai i8i5..
P. S. Il faut mettre tous nos moyens à habiller tous nos bataillons de garde nationale d'élite.
i^ilf nAcji? /lyi hf. f ji;#o»fHER
M. lE COMTE CaHITOT ,
Je TOUS envoie un état des places vacantes dans les bataillons des gardjes nationales die TAisn^ en garnison à Lille-, eÉ des personnes présentées pour les çccuper. Autorisez le comte d'Erlon à pourvoir à ces vacances sur-le-champ.
Paris, le 5o mai i8i5.
Je vous envoie un rapport que le duc de Pa*
doue m'adresse directement. Vous devez lui
mander que je ne puis comprendre comment les dépenses de la Corse doivent monter à 400,000 fl par mois, aujourd'hui quUl n'y a plus de troupes de ligne en Corse , et que les dépenses de guerre se réduisent à la gendarmerie et aux bataillons du pays qu'il lèvera, mais qi^î p^ ^o^t paj^ «pçore levés ; qu'il faut faire un budget et avoir pour règle de diminuer la dépense en renvoyant sur le continent tous les officiers d^état-major et loutres c|ui seraient inutiles ; qu'il doit aussi ré-
duire la gendarmerie à ce quelle a toujours été, en renvoyant en France la plus grande partie de ce qui s'y trouve de natifs du continent ; que je crois qu'on en a envoyé beaucoup de France , dont on se méfiait alors ; q[ue je désirerais qu'il en formât des compagnies de cent hommes qu'on dirigerait sur Marseille où ces mêmes hommes seront utiles ; qu'il peut aussi diminuer de beau-^ coup Sscs dépenses ; qu^il doit bien penser que , dans la situation actuelle des affaires de l'em** pire^ le service de la Corse devra se suffire à luimême; qu'il doit régler ses dépenses sur oe principe.
Paris, le 3 juin i8i5.
M. LE COMTE CàRI^OT ^
Je désire que la sous préfecture de Senlis soit donnée au sieur Vatin , notaire , et que le sieur Stévenoh soit placé dans une autre sous-préfec-* ture. PrésenteEt-moi les décrets qui arrêteront ces nominations.
Paris I le a juin i8i5.
44^ PliCES SUR LE PRISONlflER
M^ LE COMTE CàRNOT ,
Le préfet, du Rhôae est-il parti cette ntiit ? s'il n'est pas parti , faites-le partir dans la journée. En général les préfets , dès qu'ils sont nommés , ne doivent pas rester plus de vingt* quatre heures à Paris. Tenez la main à ce qu'ils partent aussitôt , pour qu'ils se rendent à leur poste. Donnez des ordres à Lyon pour que la garde nationale porte l'uniforme national sans varia* tion.
Paris, le 4 juin i8i5.
M. LE COMTE CàRNOT»
Le sieur Camusat de Roni , conseiller de préfecture à Beauvais , est d'un mauvais esprit. On désire son remplacement.
Paris 9 le 3 juin i8i5.
M. LE COMTE CàRNOT ,
Témoignez mon mécontentement au préfet de Laval. Il n'a rien fait dans ces circonstances pour se mettre en défense. C'est le peuple qui a été obligé de tout faire , et qui a même été sur le point de tout abandonner , si on ne l'avait retenu. Il parait que le maréchal-de-camp qui est à Laval est faible et nul.
Paris ; le 8 juin i8i5..
M. LE COMTE CaRNOT ,
Les préfets ne doivent jamais se laisser enfermer dans les places , excepté dans celles de Lille , Strasbourg , Metz et Besançon , qui sont tellement importantes que je désire qu'ils y restent. Les sous-préfets qui ont leur domicile dans des places-fortes dont la population est de plus de 8,000 âmes , peuvent y rester.
Paris^ le 11 juin i8i5.
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