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Des temples et des moscpiëes qui existaient autrefois;
Il y avait autrefois dans cette ville un nombre considérable de grands temples^oude mosquées dans lesquelles les Indiens honoraient leurs idoles, et où ils faisaient des sacrifices humains. Le temple principal était admirable à voir, il avait l'étendue d'une ville; une grande muraille en chausc et en pierre' l'en-
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tourait ; on y «ntrait par quatre portes principales , au-dessus de chacune était construit un édifice avec des logements, et semblable à une forteresse ; toutes les pièces étaient remplies d'armes de différentes espèces en usage dans les guerres des Indiens, et que leur souverain Montezuma tenait en réserve. Il y avait outre cela une garnison de dix mille hommes de guerre, tous choisis comme les pliis braves ; ils étaient préposés à la garde de sa personne , et lorsqu'il y avait quelque tumulte ou quelque insurrection dans Mexico ou dans les pays voisins, ces guerriers partaient comme chefs. Si un plus grand nombre était nécessaire , on les levait en peu de temps dans la ville et dans les environs. Avant le départ, tous se rendaient uu grand temple, ils y prenaient les armes qui étaient dans les salles au-dessus des portes, faisant des sacrifices à leurs idoles , et après en avoir reçu* la bénédiction, ils partaient pour lé guerre. On voyait dans l'intérieur des temples de vastes iogeineats et des salles de
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différentes manières, une entre autres qui con-^ tenaitfacilementmille personnes. Plus de vingt tours» semblablesà celles que j'ai déjà décrites, s'élevaient dans Tintérieur, on en remarquait une qui surpassai t les au très dans toutes ses proportions; c'était le sanctuaire de leur divi« nité suprême y qui inspirait le plus grand respect. Ces faux dieux étaient placés au sommet des tours , on les révérait avec la plus grande dévotion. Dans toutes les autres parties de l'édifice habitaient les religieux quide^ servaient le temple ; les sacrificateurs avaient des logements particuliers^ H y a dans d'autres villes des temples où les naturels prient la nuit comme s'ils chantaient matines. Plusieurs fois le jour ils se divisent en deux bandes^ les uns entonnent des hymnes en mesure, et les autres leur répondent comme s'ils chantaient vêpres ou compliés^ On trouvait dans l'intérieur du temple des fontaines et des endroits destinés au?c ablutions*
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Des habitations.
Il y avait , et il y a encore dans cette vilïe beaucoup de belles et de bonnes maisons de seigneurs, aussi grandes que les nôtres, avec autant d'appartements , des jardins dans le bas et sur les terrasses , ce qui présentait un coup d'oeil magnifique. Plusieurs fois , je suis entré dans la résidence du souverain, seulement pour la voir ; chaque fois je m'y promenai jusqu'à me fatiguer, et pourtant jamais je ne l'ai vue tout entière. C'était l'usage dans toutes les habitations des chefs qu'il y eût une grande cour entourée de salles spacieuses et de chambres^ On voyait dans une de ces résidences un salon assez vaste pour que trois mille personnes pussent y tenir sans
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être gênées. Ce palais était si vaste , que sur U terrasse qui le couvrait on aurait pu donner un tournois où trente cavaliers se seraient exercés aussij facilement que sur la grande place d'une ville. Cette grande ville de Temixtitan est un peu plus longue que large ; on a bâti au centre de Fancienne ville, sur Fempla^ cernent du grand temple et du palais du dernier souverain , le quartier et la forteresse des Espagnols, avec d aussi belles places et d'aussi belles rues que tout autre ville du monde.
Ces rues sont très-larges et bordées par de belles maisons, d'égale grandeur, bâties en cbaux et en briques ; quelques-unes ont des tours; cette régularité fait paraître ce quartier beaucoup plus beau que les autres. Il y a dans le quartier des Espagnols plus de quatre cents maisons principales ; aucune viUç d'Espagne n'en a de plus belles et déplus grandes; toutes peuvent résister à une attaque, car elles sont construites en chaux et en pierres de taille. On y voit deux belles places; la plus
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grande est entourée de portiques : on y a construit la cathédrale, qui est fort belle, et un superbe couvent de franciscains. Il existe un autre monastère de dominicains , c'est un des plus vastes et des plus beaux édifices; il est comparable à ce qu'il y a de mieux en Esr pagne. Ces couvents sont habités par des religieux de mœurs très^pures, très-savants et prédicateurs. On a construit un bel hôpital et des ermitages. Les habitations des Indiens sont autour de la citadelle des Espagnols , si bien que ceux-ci sont environnés de tous côtés. Le quartier des Indiens a trente églises où les naturels vont entendre la messe et s'instruire dans notre religion. Ces gens et ceux des environs sont très^adroits , et personne au monde ne peut les égaler en industrie et en habileté. Il y a parmi eux des maîtres dans toutes espèces d'arts; ils n'ont besoin pour exécuter quelque chose que de le voir faire.
Personne au monde n'a moins d'estime pour les femmes ; jamais ils ne leur font part
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de leurs afiGetires» quand même ils croiraient que cela leur pût être profitable ; ils en ont plusieurs comme les Maures , mais il y en a une qui est au-dessus des autrcjs et qui est la maiti^esse; les enfknts qu'elle met au mondç sont les héritiers légitimes.
Des mariages.
Les indiens ont beaucoup de femmes ; autant qu'ils peuvent en nourrir, comme les Maures; mais comme jfe l'ai déjà dit, il y en a une qui est au-dessus des autres , et dont les enfeiits héritent au détriment de leurs frères consanguins , qui sont regardés comme illégitimes. Ils observent certaines céi'émonîes en épousant leur principale femme , ce qu'ils ne font pas à Tégard des autres.
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Des obièques.
Autrefois ils pratiquaient sous terre une fosse revêtue d*un mur en chaux et en pierre ; ils y plaçaient le mort assis sur une chaise, et à côté de lui son épëe, sa rondache et des bijoux en or. J'ai aidé à retirer d'un de ces tombeaux la valeur de trois mille castillans. On déposait à c6té du mort de quoi boire et manger pend^mt quelques jours. Si c'était une femme, op plaçait près d'elle sa quenouille, son fuseau et tous ses instru-.
ments de trav^U* Us disaient qu où elle allait il fallait qu'elle travaillât, que ces aliments de*^ vaient lui servir pour le voyage qu'elle allait faire. Souvent ils brûlaient les morts et enterraient leurs cendres. Tous les habitants de
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la Nouvelle-Espagiie et des contrées voisines sont antropophages ; ils font phis de cas de Ja * chair humaine que de toute autre nourriture, tellement que très-souvent ils vont à la guerre exposer leur vie pour tuer quelqu'un et le manger. La plupart , ainsi que je l'ai dit , se livrent au crime contre nature et à Tivro-.
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LETTRES
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