‹ Recueil de poésies calvinistesChapitre 8 sur 72 · XXXVJ · texte numérisé non relu

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des députés, les ordres formels du roi préparent encore un accommodement. On rapprocha facilement MM. de Montmorency et de Lorraine L'amiral de Colii:ny,toujoursaccusé d'avoir fait tuer le duc de Guise, est obligé, pour se justifier, d'affirmer sous serment que non -seulement il n'est point l'auteur de ce crime, mais qu'il n'en a rien su.

Celte déclaration publique fut suivie de quelques apparences de réconciliation ; mais lf. jeune duc de Guise u'assista pas à cette solennelle réunion, ot par suite ne promit ni pardon ni oubli. Ses amis, ses partisans, persistèrent dans leur inimitié, et ledit de Moulins, publié par la Cour , accepté par les notables, ne fut encore qu'un palliatif impuissant à guérir les maux de la patrie.

La guerre civile ne tarda pas à recommencer, et le vertueux Michel de l'Hôpital , fatigué de lutter contre des princes factieux et des gentilshommes ivres d'ambition , remit les sceaux de France entre les mains de la reine. Sa retraite fut une calamité publique. Presque seul à la Cour, où toutes les passions humaines avaient aussi des soldats, il représentait le parti de la légalité. Son départ fut suivi d'un nouvel attentat au vieux caractère français-

A la bataille de Jarnac , les catholiques vainqueurs suivent une première fois l'exemple des calvinistes et commettent une honteuse action. Coudé blessé, à terre, hors de combat, est assassiné par un Montesquiou Les prolestants recueillent déjà le fruit des déplorables doctrines qu'ils ont professées, des chansons homicides qu'on va lire.

A quoi bon raconter ici cette longue suite de violences, de luttes fratricides, de serments oubliés, de violences faites aux lois nationales? Les combats et les traités do paix se BUCCèdent, et pas plus que les l'êtes données pour le mariage de Charles IX, ils n'empêchent la plaie qui ronge la France de continuer à la dévorer. Le jeune duc de Guise aveuj par l'amour filial, provoque le massacre de la Saint-Barthélémy. Lâche et coupable a son tour, il fait assassiner celui

qu'il croit le meurtrier de sou ocre, l'amiral de Coligny.

Puis, roi rompu par la popularité, comme d'autres il entre dans la veée du scepticisme politique, manque à ses devoir*

de citoyen et de sujet, et prétend à !a couronne. Le roi

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