‹ Recueil de poésies diversesChapitre 17 sur 100 · XXII LES ROBBÉ · texte numérisé non relu

XXII LES ROBBÉ

Nous lui prions qu'il nous garde et console. Pour corriger mondains luxurieux, S'est engendrée ceste grosse vérole.

Enfin, près de vingt ans plus tard, en 1530, exactement, le grand médecin Jérôme Fracastor avait consacré à la Syphilis — la voici ainsi baptisée — un premier poème, qui, par l'élévation des pensées et du style fit l'admiration de ses contemporains, de Scaliger en particulier (i).

Dans un but non moins moralisateur, on avait, à la même époque, composé le Triumphe de hatilte et puissante dame Verolle, dont le bon érudit Anatole de Montaiglon a publié une curieuse réimpression (2).

(i) Syphilidis sive de morbo gaïh'co lihri très. — Girolamo Fracastori était né à Vérone en 1483 et mourut en 1553. Une traduction française du poème de Fracastor, entre autres, a été publiée, en 1753, par Macquer et Lacombe. (Paris, Ouillau, in-8.)

A noter également ces contributions poétiques à l'histoire de la syphilis :

Syphillis, poème en deux chants, par F. A. D. Paris, 181S, in-8, et Syphilis, poème en deux chants, par Barthélémy, avec des notes par le Dr Giraudeau de Saint-Gervais, Paris, Béchet jeune, 1840, in-8. La quatrième édition (Paris, Martinon, 1S51, in-8) comprend quatre chants.

Le Cabinet satyrique fournit, enfin, le texte du « Testament du Vérole », que l'on retrouvera dans l'édition des œuvres satyriques complètes du sietir de Sigogne, que viennent de publier Fernand Fl^uret et Louis Perceau, en la faisant précéder d'une intéressante et précieuse introduction (Paris, Bibliothèque des Curieux, 1920, in-S, de LXXIV-355 p., plus 4 pages pour les omissions et les errata).

(2) Lé Triumphe de haulte et puissante dame Verolle et le Pourpoint fermant à boutons.

Nouvelle édition complète avec une préface et un glossaire,

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