INTRODUCTION XXIII
Un exemplaire des bois du Triumphe est conservé, dans un format plus grand, au musée de Blois, sur le catalogue duquel il figure sous cette mensongère feuille de vigne : Une procession de fous sous Henri II [i).
La gorre de Rouen (2) ie trayne :
Soubz le grand credo en attente :
par M. Anatole de Montaiglon, et le fac-simile des bois du Triumphe. par M. Adam Pilinski.
Paris, Willem, 1874, in-8, de 68-CLVlIl p.
La syphilis avait, dès son apparition en France, excité la verve des moralistes et des poètes; à côté des Sept marchans de Naples (vers 1530) et de la Patenostre des VeroUei (vers 1540), on doit citer l'amusante réimpression de Gabriel Peignot : D'une pugnition — divinement — envoyée aux hommes et aux femmes — pour leurs paillardises et incontinences désordonnées, [en 1493].
Avec notes amples, fructueuses — et très congruantes au sujet; — Par P. Stephen Baliger D. M. — A Naples et en France. — mdcccxxx\'I, in-S, de xill-62 p.
(i) D"" Trénel : Cf., Le Triumphe de très haulte et puissante Dame Verolle avec le pourpoint fermant à boutons et la Fcte des Fotis au musée de Blois, s. 1. n. d., in-8, de 23 p., 91.
(Extrait de la Nouvelle Iconographie de la Salpétrière, n" 2, mars-avril 191 1).
(2) La <s gorre '•^ nom populaire de la vérole : Mais le commun, quand il la rencontra L-a nommait Gorre ou la Vérole grosse;
{Les trois comptes intitule^ de Cupido et d'Atropos. Paris, Galliot du Pré, 1525 ; in-8).
« Le bourgeois de Rouen, écrivait Flaubert, est toujours quelque chose de gigantesquement assommant et de pyramidalement bête ». J'ignore si les bourgeois de Rouen méritent cette mention spéciale : ceux parmi lesquels on est appelé à vivre peuvent toujours produire cette impression. Quant à la vérole rouennaise, elle semblait jouir, comme le canard, d'une œcuménique réputation, témoin cet aphorisme qui longtemps eut cours : « Crotte de Paris et vérole de Rouen de s'en vont qu'avec la pièce ■>>.