XXXVIII LES ROBBE
n'avoir pas signé le Foj'imilaire d'Alexandre VI. (i) Le i8 juin, les religieuses, presque par surprise,
avaient communié pour la dernière fois, et, depuis
lors, les sacrements leur avaient été refusés,
même au lit de la mort.
Un évêque, M. de Montmorency-Laval, fut plus
que tout autre acharné contre les pauvres filles.
Toute la ville suivait avec intérêt les péripéties de
cette lutte.
Robbé y prit part et y consacra des chansons. De
l'une d'elles je détache ce couplet :
Enfin, à la pauvre Bulle, Désormais qui s'y fiera?
Baromètre ridicule, Tantost haut et tantost bas.
Ton équivoque influence N'a que trop agi sur nous ; Va chercher loin de la France D'autres sots et d'autres fous. (2)
Cette grande querelle de l'évêché d'Orléans et des Bourniquettes de Saint-Charles fournit même à Robbé le sujet d'un poème ; Les victimes du despotisme épiscopal, ou les Pucelles d'Orléans. Il ne parut qu'en 1792. La bulle Unigenitus et le Jansénisme avaient alors perdu de leur actualité et de leur intérêt.
(i) Cf. : P. Ratouis, Les Bourniquettes de Saint-Charles de la paroisse de Saint-Jean-le-Blanc-le\-Orléans ( i6^^-iyyo). — Histoire intime d'un couvent d'UrsuJines.
Orléans, H. Herluison, 1892, in-8, de x, 274 p. (pi.)
(2) P. Ratouis, op. cit., p. 157.