‹ Recueil de poésies diversesChapitre 40 sur 100 · INTRODUCTION XLVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XLVII

Cet enthousiasme, Falconnet devait le partager; à quelque temps delà, Robbé notifiait à Desfriches :

« J'ay été voir, ces jours-ci, aux galeries, votre ami M. Le Moine, qui m'a fait voir ma figure, sortant du four. Falconnet, qui s'y est trouvé, est tombé en extase à l'aspect de ce qu'il appelle le chef-d'œuvre de M. Le Moine (i). »

Cette terre cuite a figuré depuis à la vente Doucet (2) et on a pu l'admirer au Louvre, à l'exposition du mobilier du xviir siècle, prêtée par son nouveau propriétaire, M. Gulbenkian (3).

Son jansénisme n'empêchait point le Débauché converti d'aller souvent à Paris, d'y entretenir des relations nullement austères et d'y agir au mieux de ses intérêts.

En 1767, il publiait son Epitre à M. de Saiiite- Foix, qu'une épigramme devait plus tard malmener. C'était, l'année suivante, son Epitre à mon protecteur, en même temps qu'une pension de Louis XV venait s'ajouter aux 1.200 livres de l'archevêque.

Cette nouvelle pension était le résultat d'un de ces tours de passe-passe qui étaient familiers au poète. L'histoire est assez plaisante et vaut d'être contée.

Robbé, totalement dépourvu de la bosse du respect, avait composé sur le roi quelques vers assez méchants et se cachait si peu pour les réciter que

l) P. RATOUIS de LiMAY : Op. cit., p. II7. ^2) Cf. Chronique des Arts, 10 février 1912, (3) Cf. Bulletin de la Société archéologique de l'Oiléanais, t. XVI, p. 445.

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