‹ Recueil de poésies diversesChapitre 41 sur 100 · XLVIII LES ROBBE · texte numérisé non relu

XLVIII LES ROBBE

le bruit en étant venu en haut lieu une perquisition fut décidée dans ses papiers.

Heureusement pour lui, comme dans toute administration qui se respecte, une « fuite » se produisit : l'imprudent, avisé de l'examen auquel allait être soumis son portefeuille, eut le temps de faire disparaître la pièce incriminée et de lui substituer le « document libérateur » sous la forme d'une pièce apologétique en l'honneur du Bien -Aimé.

Ses vers plurent, comme, sans doute, avaient plu également ses contes, et, pour venger l'auteur innocent de la calomnie dont il avait été l'objet, Louis XV, « pour des considérations particulières//, lui accorda une pension que contresigna le contrôleur général Laverdy. (i) Parmi ces considérations figurait peut-être l'obligation de brûler ses manuscrits par trop licencieux... Mais, il les savait par

(i) M. de Laverdy touchait alors à la fin de ses fonctions de contrôleur général. Le 26 septembre 1768, <\ M. le comte de Saint-Florentin, ministre et secrétaire d'Etat, se transporta par ordre du Roi au château de Neuville, à 8 lieues de Paris, où était pour lors le sieur de Laverdy, contrôleur général des finances depuis le mois de décembre 1763, qu'il avait été tiré du Parlement pour occuper cette place, et lui déclara que ses services n'étant plus agréables à S. M., elle jugeait à propos de lui nommer un successeur, qu'on sut peu de temps après être le sieur Maynon d'Inveau, conseiller d'Etat et ancien intendant d'Amiens ■>>.

{Mes Loisirs, par S. -P. Hardy ; journal d'événements tels qu'ils parviennent à nui connaissance ; 1764-1789 ; publié par Maurice Tourneux et Maurice Vitrac, Tome I, Paris, Alphonse Picard, 1892; in-8, de XXl-445 p. ; p. 109-110.

Mais pourquoi Michaud... et tous ses copistes font-ils remonter la disgrâce de Laverdy à l'année même de son élévation : « il fut remercié la même année ^>. L'annotateur même de Barbier n'échappe pas à la contagion.

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