‹ Recueil de poésies diversesChapitre 46 sur 100 · INTRODUCTION LVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION LVII

dait pas à ces choses-là. Il en a voulu retâter, et l'orgie est fixée à dimanche prochain ; j'avais prié que nous fussions en petit comité, on me tint parole, nous ne comptions qu'un quadrille que le comte d'Argenson (i) complétait. Le chevalier de Coigny (2) sera par grâce, le cinquième, dimanche prochain. L'intention du comte et du marquis est de déterminer le prince à faire une pension à mon fils qui le mettra en état de poursuivre ses études (3) ».

En 1776, il publia sa Satire au Comte de Bissy (4), et, l'année suivante, après s'être fait héberger chez la duchesse d'Olonne à qui ses vers devaient rappeler les soupers de la Régence et ses abandons entre bien des bras, il reçut par le testament de cette brave souveraine de Luce un legs de 15,000 livres, une fois payées.

(i) Marc-René, marquis de Voyer d'Argenson, né en 1722, mort en 1782, fils du chancelier et neveu de l'auteur des Mémoires. Après s'être distingué à Fontenoy, devint directeur général des haras gouverneur de Vincennes et commandant militaire en Saintonge, Poitou et Aunis. Les inspecteurs de police content avec détails sa liaison avec « la demoiselle Dascher, native du pays de Caux ». (1761).

(2) Jean-Philippe Franquetot, chevalier de Coigny, né en 1743, mort vers 1806, fils cadet du comte de Coigny : « un des plus jolis et aimables cavaliers », au dire de Dufort.

Après une leçon de M'^e Geoffrin, dont il sut profiter (tome I, pp. 160-161), « Mimi » était au mieux avec la princesse d'Hénin, jouait gros jeu et aimait les filles.

(3) G. d'HEYLLI : loc. cit., p. LXIV.

(4) Satyre au comte de Bissy, par M. Robbé de Beauveset ; 1776, in-i2, de 36 p.

Cette pièce a pris place dans le t. II des Poésies satyriques du XYlll" siècle (Londres, Cazin), 1782, pp. 123-149.

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