‹ Recueil de poésies diversesChapitre 49 sur 100 · INTRODUCTION LXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION LXI

cipes sur lesquels je ne suis point d'accord avec lui. Il me paraît aujourd'hui aussi content de ce fils qu'il a eu lieu d'en être mécontent il y a plusieurs années ; je crois à sa conversion parce que l'âge amène des réflexions ; mais le détail que Robbé me fait, du train que mène ce cher fils m'induirait à croire que les revenans-bon de la place excèdent de beaucoup les appointements fixes. Avoir une maîtresse, mise sur le bon ton, pondeuse d'enfants, domestique, cuisinière, chevaux, cabriolet, entraînent des dépenses supérieures à 1,200 francs d'appointements (i) ».

A parler franc, eût-il convenu à Robbé de reprocher à son fils sa maîtresse, voire sa cuisinière? Quant à un cabriolet il en avait toujours rêvé.

Il n'épousa pas, cependant. Trochereau, qui écrivait de si jolies lettres et si modernes d'allure, faisait ainsi part de cette bonne nouvelle à Aignan Desfriches, le 4 avril 1790 :

<r Robbé m'a consulté au sujet de son mariage, je lui ai dit amicalement ce que j'en pensais. Ma lettre, à ce qu'il m'a mandé, lui a dessillé les yeux et le mariage est rompu (2). »

L'admiration des amis de Robbé ne chômait point, pourtant. Vernet, ce cœur d'or, avait conservé son enthousiasme ancien :

« Je vous remercie du morceau de Robbé que vous m'avez envoyé, il est vraiment digne de son auteur et c'est toujours de l'homme; soyez sûr et

(i) G. d'Heylli, op. cit., pp. LXXili-LXXlv, Lettre du 22 janvier 1788.

(2) G. D'HEYI.M, op. cit., p. LXXIV-I.aXV.

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