‹ Recueil de poésies diversesChapitre 50 sur 100 · LXII LES ROBBÉ · texte numérisé non relu

LXII LES ROBBÉ

certain qu'il ne sortira pas de mes mains ; la promesse que vous me faites de m'envoyer l'épître à Dumont lorsque je vous aurai envoyé votre tableau pourra en accélérer l'envoy, car je désire bien l'avoir (i). »

« Et pour lui accordant sa syntaxe hardie », eût dit Tailhade, le sieur Joseph-Louis Ripault-Désormeaux (2), Orléanais, de témoigner d'un emballement dangereux chez un bibliothécaire, mais flatteur pour l'infanterie française.

« Je me suis informé de la santé de M. Robbé ; on m'a assuré qu'elle se soutenoit bien ; si vous en avés de plus certaines, comme je n'en doute, je vous prie de me les communiquer ; le tendre intérêt que je prends au plus grand poëte de notre siècle est l'hommage que tout homme de lettres lui doit et moi surtout que vous avés eu la bonté d'abreuver quelquefois du nectar de sa divine poésie ; excusés la hardiesse de la métaphore ; Robbé (car il est au-dessus du vain titre de Monsieur qui ne convient qu'au vulgaire des hommes) mérite de partager l'ambroisie d'Apollon et de sa céleste cour; il en est l'enfant favori (3). »

De Saint-Germain Robbé avait assisté avec une indifférence hostile à l'éclosion de la Révolution.

(i) Lettre du 25 juin 178S. P. Ratouis de Limay, op. cit. p. 163.

(2) Joseph-Louis Ripault-Désormeaux, (1724-1793), bibliothécaire du prince de Condé, puis prévôt général de l'infanterie française et étrangère, membre de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, (177 1).

(3) Lettre du 30 décembre 1789. P.Ratouis de Limay, op. cit. P- 131.

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