INTRODUCTION LXXXV
verez sûrement des moyens de m'en faire passer en droiture.
« Je voudrois savoir si vous avez terminé le petit différent du C" Le Bas, je pourrois toucher ici les 1,700 francs qu'il me doit et qui me feroient plaisir. J'attends de vous la plus prompte réponse, pardon si je vous importune autant.
« Tibi totaliter totus.
« RoBBÉ La Grange.
« Mon adresse est au C" La Grange, n° 263, rue Montmartre à Paris, (i) »
Robbé de la Grange n'avait point tort d'attendre « les plus grands succès » des renseignements qu'il demandait à son notaire. Deux mois plus tard, le 4 floréal an III (23 avril 1795), il vendait le Grand- Bouchet à Pierre-François Lerasle, homme de loi, et à Elisabeth Tirlet, son épouse, tous deux résidant à « Belleville, près Paris » (2).
Il avait quitté le Vendômois sans esprit de retour, en conservant, sans doute, un souvenir assez fâcheux.
Ce grand enfant fut, cependant, peu de temps après sa sortie de prison, sur le chemin de la fortune. On ne saurait dire qu'il l'ait poursuivie : elle vint à lui.
Dufort de Cheverny indulgent aux travers de son ancien compagnon de captivité, raconte ainsi cet avatar dernier d'une vie à laquelle ils ne manquèrent point :
(i) Bibliothèque de Vendôme, dossier Robbé; lettre inédite. (2) R. DE Saint-Venant, op. cit., p. 12.