III. Est-elle béiiîgoe on maligne
Ici comme pour les tumeurs du sein, le diagnostic de malignité tirera surtout ses éléments de l'étiologie, des phéno-
mènes objectifs, de l'état général et de l'évolution de la tumeur.
A. Caractères étiologiques.
a) Age. Les tumeurs bénignes sont plutôt l'apanage des jeunes, les tumeurs malignes des vieux.
b) Hérédité. Elle n'est pas très rare dans les tumeurs malignes, elle est exceptionnelle pour les tumeurs bénignes.
B. Signes physiques.
a) Isolement. Mobilité profonde.
La tumeur maligne est solidement enchâssée entre la mâchoire et le sterno-cléido-mastoïdien, elle présente des adhérences profondes, elle est mal limitée, diffuse.
La tumeur bénigne est libre profondément; elle est mieux circonscrite, plus arrondie.
b) Etat de la peau.
a. Avant rulcération.
Elle est lisse, unie, bien qu'amincie, indépendante dans la tumeur bénigne.
Elle est chagrinée^ épaissie^ adhérente dans les néoplasmes malins, quelquefois de petits nodules cancéreux ou des varices lymphatiques s'y rencontrent.
p. Après ^ulcération.
Qui est tardive dans les tumeurs bénignes, la peau se présente comme usée. Les bords de l'ulcération sont minces^ souples, décollés, festonnés. Le fond est bourgeonnant.
Elle est plus précoce dans les tumeurs malignes. La peau est envahie non usée.
L'ulcération a des bords épais, durs, surélevés, saignants.
Les bourgeons du fond sont mous, irréguliers, exubérants et sécrètent un liquide abondant, sanieux, fétide.
c) Etat des ganglions.
Ils sont ordinairement indemnes dans les néoplasmes bénins.
Ils sont rapidement envahis dans le cancer.
d) Ecoulements par le canal de Sténon,
Dans des cas d'ailleurs rares, on constaterait un écoulement séro-sanguin dans les cas de cancer.