‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 159 sur 676 · C. Evolution · texte numérisé non relu

C. Evolution

L'évolution des tumeurs bénignes est en général beaucoup plus lente que celle des tumeurs malignes, les troubles fonctionnels (douleurs, gêne de la mastication, de la déglutition, de la phonation, de l'ouïe) sont plus tardifs et moins intenses.

D. Etat général.

Dans le cancer, la santé générale s'altère (amaigrissement, teinte jaune paille, cachexie).

Dans les tumeurs bénignes, la santé n'est pas altérée. Mais à côté de ces cas si nets, où les caractères différenciés sont si tranchés, il existe des cas complexes dans lesquels les tumeurs participent à la fois des tumeurs bénignes et des tumeurs malignes, et nous pouvons répéter ici exactement ce que nous avons dit à l'occasion des tumeurs du sein :

Au pur point de vue clinique on peut distinguer trois grandes variétés de tumeurs de la parotide.

Les unes nettement circonscrites, non envahissantes, non infectantes pour les ganglions, non récidivantes; ce sont des tumeurs bénignes.

Les autres mal limitées, envahissant les tissus voisins, infectant les ganglions, récidivant, se généralisant ; ce sont des tumeurs malignes.

Les dernières ont des caractères mixtes, intermédiaires participant à la fois aux deux variétés précédentes ; ce sont des tumeurs mixtes.

Les tumeurs mixtes sont de beaucoup les plus fréquentes dans la parotide.

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