‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 264 sur 676 · I. Causes · texte numérisé non relu

I. Causes

A. Adénites aiguës.

a) Par propagation de lésions inflammatoires du voisinage.

Adénites cervicales, sous-maxillaires ou carotidiennes consécutives à des érosions, des ulcérations ou des plaies de la peau de la face et du cou, des lèvres, de la muqueuse buccale (ulcérations dentaires, glossite, amygdalite, diphte'rie, etc.). L'infection s'est faite par continuité lymphatique.

b) Par infection éloignée plus rare.

Adéno-phlegmons cervicaux consécutifs à la pneumonie, aux entérites, à la fièvre typhoïde.

Ils sont le résultat d'embolies microbiennes.

Quelle que soit la variété d'adénite aiguë, on devra toujours chercher la porte d'entrée, la lésion originelle, mais on devra savoir que souvent elle reste inaperçue.

D. Adénites chroniques.

Ici nous rencontrons les causes ordinaires des affections chroniques, la triade étiologique classique : la syphilis, la tuberculose et le cancer, a) Adénites tuberculeuses.

Le cou est une région d'élection pour le bacille tuberculeux. Mais on est dans une ignorance presque constante des portes d'entrée du bacille.

ADÉNITES CERVICALES 2383

Trois hypothèses ont été émises pour expliquer leur formation :

1. Loi de Parrot : propagation par continuité (ulcération de langue, d'amygdale, de pharynx) ;

2. Tuberculose ganglionnaire protopathique : passage des bacilles à travers la muqueuse saine ;

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