I. Luxations récentes
Méthodes de douceur.
A. Procédé de Kocher pour les luxations antéro-internes. Le patient est assis, un aide maintient l'omoplate, le chirurgien se place du côté lésé du malade un genou en terre.
Premier temps. — On fléchit l'avant-bras à angle droit sur le bras et avec la main opposée au membre luxé on applique solidement le coude contre le tronc.
Deuxième temps. — On continue à maintenir le coude contre le tronc et on porte la main du patient en dehors, lentement, graduellement, sans secousses, ce qui fait exécuter à l'humérus une rotation dans le même sens. On s'arrête au moment où on sent une résistance notable.
Troisième temps. — On porte le coude en avant, en haut et un peu en dedans, tandis que l'avant-bras reste toujours fléchi à angle droit et que la main du malade est fortement déjetée en dehors. Le bras arrive ainsi presque perpendiculairement au plan antérieur du corps.
Quatrième temps. — Rotation du bras en dedans, la main du côté malade est portée sur l'épaule saine.
B. Procédé de Mothe. — Tractions élastiques. Traction sur le coude, contre-extension sur le thorax ;
le bras est placé à angle droit sur le plan latéral du tronc.
IL Luxations anciennes.
Méthode de force. — Appareil de Hennequin à tractions continues auquel est adaptée une pince à échappement de Nélaton.
Literventiojis sanglantes.
a. Sections sous-cutanées ; » p. Arthrotomie à ciel ouvert ; y. Résection de la tète humérale.
III, Luxations récidivantes.
a) Traitement prophylactique. — Ne jamais faire mouvoir le bras luxé avant le dixième jour pour faciliter les consolidations.
b) Traitement palliatif. — Port d'un appareil qui prévient les grands mouvements d'abduction et d'élévation du bras.
c) Traitement curatif.
\. Infections intra-articulaires de teinture d'iode;