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Les souffles péricardiques

Qui d'ailleurs peuvent coexister avec les précédents.

Y. Les signes décrits précédemment permettront de diagnostiquer le degré de l'endocardite, sa variété et son évolution.

B^. PÉRICARDITE.

a) Elle reste ordinairement sèche et se révèle alors par \q phénomène du frottement àécvii pour la première fois par Collin et bien étudié par Bouillaud. C'est un bruit de frôlement, de froissement, de frou-frou, voire de cuir neuf ou de râpe « à côté des bruits du cœur » ou à cheval sur eux (Gûbler), siégeant à la partie moyenne de larégion précordiale^ d'intensité en rapport avec l'énergie de la contraction cardiaque, variable et superficiel.

Quelquefois on observe le rythme du bruit de galop soit qu'il se produise sous la dépendance du bruit de

frottement surajouté aux bruils normaux, soit qu'il s'agisse d'un véritable bruit de galop de même origine que celui de la néphrite interstitielle.

b) Quand elle se complique d'un épanchement liquide, on note l'élargissement en brioche de la matité précordiale, l'affaiblissement des bruits du cœur, la disparition du choc de la pointe, une dyspnée croissante, de la bouffissure de la face, de la cyanose.

c) D'ordinaire, quand la péricardite est intense elle est associée à l'endocardite (endo-péricardite) ou à la pleurésie {péricardo-pleurite) .

d) Evolution :

a. Isolée et légère, elle évolue vers la guérison avec la rapidité des fluxions rhumatismales.

P. Violente ou compliquée d'endocardite ou de pleurésie, elle pourra être l'origine d'accidents graves, voire mortels (syncope).

e) Le diagnostic avec les affections de l'endocarde ou de la plèvre ne donne pas lieu à des considérations particulières. Il se pose toujours de la même façon quelle que soit la cause de ces affections.

Le diagnostic causal ne pourra se faire que par l'évolution de la lésion péricardique au cours d'un rhumatisme. Il peut rester en suspens quelques jours lorsque l'affection se développe avant que n'éclatent les manifestations articulaires.

B.y Artérite et phlébite.

Loin de se cantonner à la membrane interne ou externe du cœur, le processus rhumatismal peut frapper la tunique inlerne des veines et des artères. a) Phlébite.

Elle est beaucoup plus rare que les complications précédentes el ne survient d'ordinaire qu'au décours de la maladie cbez des malades affaiblis et anémiés. Elle débute et évolue à la manière de la. phlcgmnlia alba dolens (voir Phlébites infectieuses) ; l'œdème remonte rapidement à la racine des membres et passe souvent du côté opposé. Les veines superficielles et profondes sont distendues

RHrMATISME ARTICULAIRE AIGU giS5

par les coagula. La résolution en est lente et presque toujours incomplcle. Pendanltout ce temps, le malade est sous la menace des accidents si graves de l'embolie.

b) Artèrite.

Pour Hanot, V artèrite aiguë doit être ajoutée à la « liste déjà si longue des lésions du rhumatisme articulaire aigu ». Elle passe souvent inaperçue en raison de l'obscurité de sa symptomatologie.

Pour lui, « VartéHo-sclérose, ordinairement d'ailleurs d'origine infectieuse est quelquefois consécutive à une artèrite aiguë rhumatismale ».

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