‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 415 sur 676 · Au repos {signe de f épreuve de Lannelongue · texte numérisé non relu

Au repos {signe de f épreuve de Lannelongue

Ces signes permettent presque déjà d'aflirmer la coxo-tuberculose ; on complétera son examen par la recherche des contractures, de l'atrophie musculaire, de l'engorgement ganglionnaire.

c) Contractures.

Les muscles voisins de l'articulation se contractent de bonne heure ; cette contracture ne se manifeste que par l'obstacle qu'elle oppose à un certain nombre de mouvements.

L'enfant donc étant placé sur le dos, le maximum de relâchement étant obtenu, on saisira à pleine main la partie inférieure du lémur, et s'en servant comme d'un levier on cherchera à faire exécuter au membre malade les mouvements ordinaires d'adduction, d'abduction, d'extension, de flexion, de rotation.

On sera frappé des faits suivants :

1. Si les mouvements peuvent se faire, ils sont beaucoup moins étendus que du côté sain, surtout pour le mouvement d'abduction avec rotation externe pendant lequel les adducteurs se tendent en corde pour arrêter le mouvement;

2. Alors que ces mouvements s'exécutent facilement, mollement du côté sain, il y a du côté malade une résistance, une raideur particulières ;

3. Le bassin a une tendance manifeste à se mouvoir avec l'articulation malade, à former avec la cuisse un système rigide.

d) Atrophie musculaire.

Elle est souvent plus précoce que la contracture et vraisemblablement d'origine réflexe à point de départ articulaire.

A la vue, elle se manifeste par un amoindrissement du volume du membre, un aplatissement typique de la fesse qui se traduit à l'examen par un

abaissement notable du pli fessier du cùté malade.

A la palpation, les masses musculaires, saisies à pleines mains alternativement d'un côté et de l'autre, accusent une diminution de volume et surtout de consistance du ccté malade.

Il faut savoir que cette atrophie musculaire coïncide le plus souvent avec l'hypertrophie du tissu cellulo-adipeux sous-cutané, d'où l'effacement à peu près constant du pli fessier.

e) Engorgement ganglionnaire.

Les ganglions de l'aine sont habituellement durs, augmentés de volume.

La guérison peut s'obtenir à celle période, elle peut être alors définitive et complète au point de vue fonctionnel.

Dans le cas contraire, le mal s'aggravant, les douleurs deviennent permanentes et plus vives, empêchent tout mouvement ; les contractures, s'exagérant, créent des attitudes vicieuses assombrissant singulièrement le pronostic au point de vue fonctionnel.

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