‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 468 sur 676 · C. Nerfs · texte numérisé non relu

C. Nerfs

Ils viennent de deux sources : l'' du saphène interne pour la partie postéro-interne de l'articulation ; 2" du tibial antérieur pour la partie antéro-externe de la capsule articulaire.

Physiologie.

L'articulation tibio-tarsienne possède deux mouvements principaux, la flexion et l'extension. Elle exécute aussi des mouvements d'adduction et d'abduction, de circumduction et de rotation ; mais encore ces mouvements sont-ils accessoires, très limités, et complétés par le jeu des articulations des os du tarse. En effet, les mouvements dits de torsion en dedans et de torsion en dehors se passent dans les articulations sous et pré-astragaliennes. Donc, à proprement parler, l'articulation tibio-tarsienne est le siège des mouvements de flexion et d'extension à V exclusion de tous les autres.

La jambe, articulée à angle droit avec le pied, lui transmet directement le poids du corps dans l'attitude bipède, et cette transmission qui se fait dans le sens où les surfaces s'opposent directement l'une à l'autre, ne tend ni à fatiguer ni à rompre les ligaments. L'emboîtement du pied avec la jambe, qui se fait à la façon d'un tenon dans une mortaise, est encore une des conditions les plus favorables à la solidité de l'articulation tibio-tarsienne. Enfin, la présence du péroné à la partie externe de l'articulation ajoute à la solidité de celle-ci, car cet os, long et grêle, est très élastique, plie et ne rompt point, évitant les fractures qui se produiraient inévitablement lors des mouvements de latéralité si la mortaise était uniquement tibiale.

L Flexion. Dans le mouvement de flexion la face supérieure et les deux facettes latérales de l'astragale glissent d'avant en arrière sur les trois parois de la mortaise péronéotibiale jusqu'à ce que le col de l'astragale vienne heurter le bord antérieur de cette mortaise. Ce mouvement s'effectue autour d'un axe transversal qui passe par le corps de Tas-

tragale, et répond à l'axe du pas-de-vis qui constitue la poulie astragalienne. La flexion est limitée par la tension des faisceaux postérieurs des ligaments latéraux bien plus que par le contact osseux. Le ligament moyen interne se tend également dans la flexion.

2. Extension. — Dans le mouvement d'extension l'astragale suit un chemin inverse dans la mortaise péronéo-tibiale et tend à sortir de cette mortaise. L'extension est limitée par la tension des faisceaux antérieur et mo3^en des ligaments latéraux. Dans l'extrême tension la face postérieure de la mortaise vient butter contre le tubercule astragalien, que nous avons signalé sur le bord externe de la gouttière du tendon du fléchisseur propre du gros orteil. Mais la tension des ligaments suffit à limiter Textension ordinaire.

C^est la distension passive des muscles fléchisseurs qui s'oppose à la chute du corps en avant, et permet de garder la station verticale (Poirier).

Oibliograpliie : Letulle. Anatomie pathologique (Cœur, vaisseaux, poumons), p. 198. — Jeanselme, art. in Manuel de médecine de Debove et Achard. — QuÉxu, art. in Traité de chirurgie de Buplaii, t. II. — ScHWARTZ. Plilébite variqueuse. Presse médicale, 1896, n" 10, p. 57. — Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurgie, ^septembre 1897, n°70.

On désigne sous le nom de varices les dilatations permanentes des veines.

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