La couche graisseuse sous-cutanée
3. h^ aponévrose plantaire divisée en trois portions par deux cloisons antéro-postérieures incomplètes ;
4. Les muscles adducteur du gros orteil^ court fléchisseur plantaire, abducteur du petit orteil ;
5. Le court fléchisseur du gros orteil, l'accessoire du long fléchisseur commun, le long fléchisseur propre du gros orteil, le court fléchisseur du petit orteil, l'artère plantaire interne, l'artère plantaire externe, les veines correspondantes, les nerfs plantaires ;
6. h' abducteur du gros orteil, les tendons du long fléchisseur commun et les lombricaux, la branche profonde du nerf plantaire externe.
7. L'aponévrose profonde, les muscles interosseux plantaires, la face inférieure des os du tarse et du métatarse et les ligaments qui les unissent, le tendon du long péronier latéral.
MAL PERFOR/VNÏ PLANTAIRE
Biblio£;;rnpliio : Kirmisson. Tra/'lc de diirurgic de Duplay et Reclus, t. VIII. — DurLAY, RoGiiARD et Demoulin. Manuel de diagnostic clnrnrgical, p. 798. — Traité de Le Deiitu Dclbct. — Dictionnaire Dcchambrc.
I, Historique.
A. Phase clinique.
a) Cloquet, Dupuytren, Boyer en donnent des descriptions isolées.
b) Nélaton, Vésignié, Leplat complètent et précisent la description de cette affection, que Vésignié appelle mal perforant plantaire.
B. Phase pathogénique.
a) Origine mécanique basée sur ce fait que le simple repos suffit à guérir le mal perforant le plus invétéré et sur la rareté chez les femmes, les enfants et dans les classes élevées.
oc. Pour Leplat, Sedillot, Follin, Tillaux, c'est une maladie spéciale du pied résultant de la mortification des tissus par un durillon.
p. Pour Gosselin et Desprez, elle est provoquée par une dermo-synovite z^/cerew^e prenant naissance sous un durillon.
Cette théorie a paru insuffisante dans les cas oii le mal tend à envahir les parties profondes, où il y a anesthésie et troubles trophiques concomitants, où l'ulcération se produit chez un malade alité.
b) Origine vasculaire.
Péan et Dolbeau font, du mal perforant plantaire, la conséquence de lésions dUartèrite chronique et d'athérome, et de fait des lésions artérielles ont été souvent constatées anatomiquement et cliniquement ; elles ne sont pas constantes.
c) Origine nerveiise, basée sur la tendance envahissante de FalTeclion, Tanesthésie, les troubles sensitifs et trophiques associés.
a. Poncet et Estlander font du mal perforant plantaire, comme de la lèpre anestliésique, l'expression symptomatique d'une lésion du système nerveux périphérique, on Ta en effet rencontré dans les blessures ou les compressions du nerf sciatique.
p, Gharcot et ses élèves mettent bien en évidence la fréquence du mal perforant plantaire au cours des affections du système nerveux central, du tabès en particulier surtout à la période préataxique, de la paralysie générale, du spina-biiida, de la sclérose en plaques.
d) Origine toxique.
Les contemporains, enfin, ont bien démontré l'existence d'un mal perforant plantaire à'origine iietiement diabétique ou alcoolique., vraisemblablement par l'intermédiaire d'une névrite périphérique.
e) Origine diathésique.
Elargissant enfin la conception de Péan, Lancereaux a montré que l'artério-sclérose et le mal perforant plantaire relevaient souvent d'une cause commune : Yarthritisme.