Les veines antérieures se jettent dans la faciale
2. Les veines postérieures arrivent au plexus pharyngien par le trou sphéno-palatin;
3. Les veines supérieures aboutissent à la veine ophtalmique par l'intermédiaire des veines ethmoïdales.
Les lymphatiques forment un réseau superficiel extrêmement riche, dont les canaux collecteurs se dirigeant en arrière aboutissent l'un à un ganglion lymphatique pré-axien, l'autre aux ganglions qui entourent la grande corne de Vos hyoïde. Il existe, en outre, des lymphatiques qui se continuent en haut, à travers les trous de la lame criblée avec les espaces sous-arachnoïdiens (Axel Key), en suivant les rameaux nerveux du nerf olfactif auxquels ils forment des gaines lymphatiques péri-neurales (Retzius).
E. Nerfs.
a) Les nerfs de la sensibilité générale sont fournis par le trijumeau, par l'intermédiaire du
nasal interne, des sphéno-palatins interne et externe, du nasal postérieur et du ptérygo-palatin. Ils se terminent par arborisation ou extrémité libre.
b) Les 7ier/s de la sensibilité spéciale appartiennent au nerf olfactif. Ils viennent du bulbe olfactif, traversent les trous de la lame criblée de l'ethmoïde, circulent dans la muqueuse et ne dépassent pas la zone olfactive des fosses nasales, c'est-à-dire le niveau du bord libre du cornet moyen, (^es nerfs sont, dépourvus de myéline (fibres de Remack), mais ne s' anastomosent pas , entre enœ. Ils se prolongent dans la cellule olfac-
tive en se continuant avec l'extrémité flexueuse basale de celle-ci. Exner admet un plexus nerveux sous-chorial, Ranvier admet un plexus sous-épithélial, Ramon y Cajal nie ces plexus et prétend que chaque cellule olfactive reçoit un filet nerveux spécial, unique, qui vient directement de la substance cérébrale sans anastomoses.
Développement des fosses nasales.
Les fosses nasales se développent tardivement et lentement. Vers le milieu de la grossesse leur paroi supérieure a déjà 2 millimètres de largeur; elle en a 2 ou 3 au moment de la naissance et diffère peu de celle de l'adulte. Les parties essentielles ou fondamentales d'un organe sont toujours les premières qui se montrent. Or, ici la partie essentielle est la paroi supérieure qui répond aux nerfs de l'odorat ; à peine le sens de l'olfaction commence-t-il à se montrer, que déjà la portion horizontale de cette paroi possède ses dimensions définitives. De ce fait il résulte que le développement des fosses nasales se fait de haut en bas et que leurs parties accessoires seules restent longtemps rudimentaires. Lorsque les proportions respectives du crâne et de la face se modifient à l'avantage de celle-ci, on les voit se développer à leur tour, mais avec lenteur, et atteindre, quelques années après la puberté, les dimensions qu'elles nous offrent chez l'adulte (Sappey). La membrane pituitaire dérive de l'ectoderme.
Physiologie.
Au point de vue physiologique les fosses nasales se divisent, comme nous le savons déjà, en deux portions : une portion inférieure, respiratoire ; une portion supérieure, olfactive.
t. La portion inférieure est le lieu de passage normal de l'air avant son entrée dans les bronches. L'étroitesse du conduit, les méandres qu'il présente, les nombreuses glandes dont ses parois sont pourvues contribuent à réchaulTer et à humidifier l'air qui doit servir à la respiration.
2. La portion supérieure préside à la perception des odeurs. La nature et les propriétés physiques des odeurs sont presque inconnues. La deux-millionième partie d'un milligramme de musc peut encore donner l'odeur du musc. Tl est probable que les corps odorants^ aussi petits soient-ils, émettent encore des particules qui ont une existence matérielle et qui impressionnent directement, peut-être par une action chimique, les cellules olfactives. Le nombre des substances odorantes est illimité. Les classements d'odeur n'ont aucun intérêt * parce que personne n'est d'accord.
En dehors des sensations d'odorat perçues par la muqueuse olfactive, la muqueuse nasale respiratoire peut percevoir des sensations improprement appelées odeurs et qui ne sont que des sensations tactiles dues à l'action de certaines vapeurs irritantes comme celles de l'ammoniaque ou de l'acide acétique par exemple. Le courant d'air d'expiration qui traverse les fosses nasales d'arrière en avant ne donne lieu qu'à des impressions d'odeur très faibles. Dans le catarrhe nasal l'odorat est entièrement aboli parce que l'intégrité de la muqueuse pituitaire n'est plus absolue. On ne sent pas les odeurs dans l'eau; les poissons, qui ont des organes olfactifs très développés doivent percevoir les odeurs comme les saveurs. Le centre cérébral olfactif n'est pas exactement connu. L'usage de l'odorat est en rapport avec la conservation de l'individu. Il assure la pureté de l'air respiré, il renseigne sur la qualité des mets ingérés.
POLYPES NASO-PHÂRYNGIENS
Bibliographie : Dictionnaire Dechambre. — Pathologie externe de Poulet et Bousquet — Follun et Duplay. — Kirmisson dans les Quatre agrégés. — De Saint-Germain. Chirurgie des enfants. — Gérard Marchant. Traite de chirurgie. — A. Castex. Traité de chirurgie clinique et opératoire. — Pluyette. Revue de chirurgie, 1887.
Déanîtioii.
On donne le nom de polypes naso-pharyngiens, ou plus exactement de fibromes naso-pharyngiens , à une affection caractérisée par le développement dans l'arrière-cavité des fosses nasales de tumeurs fibreuses ou fibro-sarcomateuses plus ou moins pédiculées, d'ordinaire sessiles, jaunâtres, résistantes, mamelonnées, très riches en vaisseaux sanguins, tumeurs qui peuvent entraîner des déformations graves de
kla face et du crâne, et qui, presque spéciales à l'adolescence et au sexe masculin, ont une aptitude singulière à la régression au moment où l'adolescence fait place à l'âge mur.
Etîologie.
L'étiologie de ces tumeurs est entourée de la plus complète obscurité.
A. Causes prédisposantes. — Peut-être traumatismes antérieurs, mauvaises conditions hygiéniques, scrofule. L'âge et le sexe ont une réelle importance pour le diagnostic. C'est toujours chez des jeunes gens de quinze à vingt-cinq ans que ces tumeurs apparaissent. On ne les rencontre plus après trente ans. C'est également toujours chez des sujets du sexe masculin que les fibromes naso-pharyngiens ont été observés. Cependant il faut citer à titre exceptionnel les cas de Richard et de Verneuil et les neuf cas de Pluyette qui avaient trait à des jeunes filles.
B. Causes déterminantes. — Inconnues.
Palliogénîc.
Nous verrons plus loin que les tumeurs qui nous occupent s'implantent de préférence sur l'apophyse basilaire, et sont cVoriginn périostique. Tillaiix pense que la prédilection qu'elles marquent pour l'apophyse basilaire tient à la nature du trousseau fibreux qui revêt cette apophyse. Ce trousseau qui sert de périoste à l'os est constitué par du tissu fibreux sans fibres élastiques et possède une épaisseur de 18 millimètres chez l'adulte. Cette hypertrophie du pé- • rioste basilaire peut expliquer, à la rigueur, la localisation toute spéciale basilo-pharyngienne des polypes, les fibrosarcomes périostiques naissant de préférence là où le tissu périostique est déjà normalement prédominant (Castex).
Jamain et Terriei' pensent que la préférence des polypes pour le sexe masculin et l'adolescence tient à l'évolution du squelette entretenant une sorte d'irritation physiologique, laquelle peut aboutir à une véritable aberration nutritive (Gosselin). Pluyetle pense que la femme est à l'abri de ces tumeurs parce que la menstruation, chez elle, établit une révulsion continuelle qui détourne l'irritation dé l'apophyse basilaire pour la porter sur l'utérus,... C'est une hypothèse.
Anatoiiiîe i^athologique.
I. Structure. — Les polypes naso-pharjmgiens sont constitués par de longues fibres parallèles, parfois enroulées sur elles-mêmes ; outre ces fibres, on rencontre des cellules plasmatiques, à prolongements étoiles, reliées par un tissu cellulaire extrêmement lâche. En général, on ne trouve pas, dans ces tumeurs, de vaisseaux bien développés, mais la mucjueuse des fosses nasales, qui enveloppe entièrement la production morbide, subit une vascularisation anormale qui explique suffisamment les hémorrhagies dont s'accompagne si souvent l'ablation des polypes (Poulet). Ce sont des fibromes, mais des fibromes en voie d'évolution, c'està-dire se rapprochant des sarcomes (Jamain et Terrier), Les fibres lorsqu'elles sont enroulées sur elles-mêmes donnent au fibrome l'aspect lobule. Les cellules sont tantôt arrondies, tantôt fusiformes, embryo-plastiques ou fibro-plastiques.'Il existe pour Kœnig et Muron des vaisseaux dans l'intérieur même des tumeurs, mais ces vaisseaux, artériels et veineux,
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ont une tunique incomplète, formée d'éléments embryonnaires, et une structure analogue aux vaisseaux des sarcomes.