‹ Recueil de questions d'internat (volume 2)Chapitre 550 sur 676 · II. Point d'implantation · texte numérisé non relu

II. Point d'implantation

A. Insertion primitive.

a. Ecole de Nèlaton. — La tumeur est toujours unique, à large point d'implantation, à insertion toujours la même sur l'apophyse basilaire.

[3. Cruveilhier, Gosselin, Virchoîv pensent que l'insertion primitive peut varier, et se faire : sur rapoph)^se basilaire, sur l'aile interne de l'apophyse ptérygoïde, sur la lame de l'ethmoïde, sur les premières vertèbres cervicales, etc.

Y. Kœnig divise les polypes naso-pharyngiens en deux variétés : l. les polypes inira-pharyngés s'implantent sur la face antérieure des corps des premières vertèbres cervicales, sur la face inférieure de rapoph3'Se basilaire, sur la face interne de la racine de l'aile interne de l'apophyse ptérygoïde ;

2. Les polypes extra-pharyngés s'insèrent au niveau du trou déchiré antérieur, du libro-cartilage qui ferme ce trou, delà suture pétro- occipitale et de la fosse ptérj^go-maxillaire.

B. Insertions secondaires. — Ce sont les fausses insertions, produites pendant l'évolution du fibrome, grâce à Tuicération de la muqueuse de l'arrière-cavité des fosses nasales et à la production d'adhérences entre elle et la paroi ulcérée de la tumeur. Ces insertions secondaires se font dans les sinus, les fosses nasales ou le pharynx.

m. Volume. — Le volume des fibromes naso-pharyngiens varie de celui d'une noix à celui du poing et plus. Leur mobilité dépend de leur volume. Arrivés à un certain degré de développement, ils se montrent sous la forme de masses lobulées. Ils sont durs, résistants, crient sous le scalpel, et donnent à la coupe une surface lisse, terne, jaunâtre, quelquefois inégale et mamelonnée. En se développant, les fibromes naso-pharyngiens déplacent, usent, perforent, dé-

truisent les os ; ils poussent des prolongements plus ou moins nombreux, qui envahissent les parties voisines du point d'implantation primitif.

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