III. 8li'iictiire
a) Il n'y a pas à proprement parlerde structure histologique du 4° ventricule, sa structure est celle de ses parois (bulbe, protubérance, cervelet, etc.). Nous nous bornerons donc à rappeler la structure histologique de la memhrana tectoria. Elle est constituée par des cellules cylindriques, ciliées parfois sur le plancher du 4" ventricule, et qui le sont sur toute la surface du canal épendymaire au début du développement. Au niveau des plexus choroïdes elles deviennent nettement pavimenteuses.
h) Nous avons décriC plus haut la situation respective des divers noyaux de substance grise sous-j acents au plancher et constitutifs des noyaux d'origine ou de terminaison des difl'érents nerfs crâniens,
c) La cavité du ventricule est normalement remplie de
liquide céphalo-rachidien clair, transparent ou légèrement jaune citron, présentant une saveur légèrement salée et une réaction franchement alcaline. Sa densité, inférieure à celle du sérum sanguin, est 1 "/g en moyenne. Elle renferme 1 pour 1000 environ de chlorures de sodium et de potassium, des traces d'albumine (1 p. 10000), de phosphate de chaux et de carbonate de soude.
PHYSIOLOGIE
1 . La m oelle allongée et le mésocéphale , comme nous l'avons vu, forment le plancher du 4® ventricule, ils renferment des centres réflexes élémentaires d'ordre inférieur dans les noyaux d'origine des nerfs moteurs crâniens. Nous les avons énumérés précédemment.
il. Ils nous faut maintenant mentionner les centres réflexes d'ordre supérieur qui président aux mouvements réflexes compliqués et tiennent sous leur dépendance les autres réflexes élémentaires ; ils interviennent dans la plupart des actes réflexes compliqués et coordonnés de la vie de la relation ; la plupart des centres réflexes, de la vie de nutrition (organes viscéraux) se trouvent aussi dans cette région. Un certain nombre de ces centres semblent automatiques c'està-dire qu'ils semblent agir toniquement (de façon continue) ou rythmiquement (de façon intermittente) en l'absence de toute excitation périphérique.
Suivant la remarque de Frédéricq et Nuel (loco citato). « On ne doit pas se figurer les centres réflexes comme « étant des entités anatomiques et bien délimités. Les centres « réflexes élémentaires seuls se présentent plus ou moins « sous cette forme. Quant aux centres, plus compliqués, ils « résultent de l'action synergique d'éléments nerveux venus « d'endroits très divers. Ni physiologiquement, ni anato- « miquement on ne saurait leur assigner de limites nettes. « Tout ce que nous savons, c'est que l'action centrale en « question se passe entre telles limites du système nerveux « central et probablement dans l'étage dorsal du mésocé- « phale ».
Ces principaux centres sont les suivants :
A. Centre respiratoire.
11 est situé chez l'hommo à l'extrémité inférieure du
. 4" ventricule, près du bec du calamus. Chez le chat,
d'après Semon et Horsley il serait situé à l'extrémité
supérieure du 4'' ventricule. En somme il répond assez
exactement aux origines du pneumogastrique.
C'était le nœud vital de Flourens ; la destruction de ce centre entraîne la mort subite ; les troubles d'irrigation de ce noyau déterminent des troubles importants dans la modalité respiratoire (rythme de Cheynes- Stockes).
Il est réflexe, automatique et mjthmique mais au fond son automatisme ressemble singulièrement à un réQexe, car il semble bien que ce soit l'absence relative d'oxygène et la présence d'une certaine quantité de CO" dans le sang qui irrigue le centre respiratoire qui en commande l'activité, ici l'excitant physiologique est « une certaine composition chimique des liquides '.( nourriciers lymphatiques qui baignent les cellules « nerveuses ».
(( Quant à la question de sa^^oir pourquoi le centre « respiratoire n'envoie des innervations centrifuges « qu'avec intermittence nous en sommes réduits à des « hypothèses... La périodicité de l'activité, le rythme (,( parait propre à un grand nombre d'organes nerveux « (centres nerveux) et musculaires (pointe du cœur, « uretère », etc.).
B. Centre phonatoire.
Il existe un centre des mouvements de respiration laryngée distinct du centre delà respiration thoracique, il a été découvert par Horsley à l'extrémité inférieure du plancher du 4^ ventricule.