‹ Recueil de questions d'internatChapitre 219 sur 713 · I. Causes · texte numérisé non relu

I. Causes

À. Prédisposantes.

a) L'âge de prédilection de 40 à 50 ans, la fréquence 3 ou 4 fois plus grande de ces cirrhoses chez Y homme, sont évidemment en rapport avec le maximum d'intoxication alcoolique à cet âge et dans ce sexe.

b) Uarthritisme invoqué par Hanot doit son influence à ce qu'il favorise la production des scléroses (c'est la « diathèse sclérogène » par excellence), et à ce qu'il seconde de ce fait l'intoxication alcoolique.

c) L'action prédisposante des maladies infectieuses antérieures (fièvre typhoïde, variole, rougeole, etc.) est moins solidement établie dans ces cirrhoses périveineuses que dans les cirrhoses biliaires.

a]) En revanche Y intoxication saturnine ne peut que favoriser le processus de sclérose conjonctive intrahépatique.

B. Déterminantes.

a) Pour la plupart des auteurs et en dépit d'expériences parfois contradictoires, Y alcool reste « le plus puissant et le moins contestable des agents sclérogènes du foie. » (Siredey).

b) Pour Lancereaux, l'alcool ne produirait que la dégénérescence graisseuse des cellules du foie, la sclérose n'étant que secondaire et consécutive à des lésions cellulaires avancées. La cirrhose ne se produirait que chez les buveurs de vin et serait produite par le bisulfate de potasse contenu dans cette boisson. Mais outre que ces affirmations ont été combattues par des contradicteurs autorisés comme Laborde et Vallin qui ont objecté entre autres arguments la fréquence de la cirrhose dans des pays où les buveurs de vin sont rares (Angleterre), les faits de cirrhoses par absorption de vins peu alcoolisés trouveront peut-être leur explication dans:

c) Les travaux de Hanot et Boix sur la cirrhose des dyspeptiques, sur les altérations du foie consécutives à la dyspepsie gastro-intestinale.

d) En sorte que Ton peut admettre que Y alcool agit sur le foie de deux façons :

a. Directement : par absorption et action directe sur les parois veineuses et le tissu cellulaire périvasculaire.

P. Indirectement : par la production des lésions de la muqueuse gastro-intestinale, provoquant des troubles digestifs, élevant par suite le taux des toxines digestives qui, passant dans la veine porte, vont adultérer le tissu conjonctif et parfois les cellules hépatiques.

Page 1