‹ Recueil de questions d'internatChapitre 222 sur 713 · II. Formes · texte numérisé non relu

II. Formes

A. C'est surtout la forme atrophique que nous avons eue en vue dans notre description, les phénomènes qui la caractérisent sont essentiellement : la diminution progressive du volume du foie, la prédominance des troubles delà circulation porte, l'ascite volumineuse, l'atteinte marquée de la cellule hépatique (urobilinurie, glycosurie, acholie, etc.), la marche rapide et fatale.

B. La forme hypertrophique s'en distingue nettement :

a) Surtout à la période ascitique par Y augmentation progressive du foie qui peut mesurer 30 à 35 centimètres au niveau de la ligne mammaire. Il est ferme, à rebord mousse, à surface plus ou moins inégale.

b) Les troubles circulatoires sont bien moins marqués que dans la forme pre'cédente, l'ascite est d'ordinaire moins accentuée, elle cède plus facilement au traitement.

c) Les troubles sécréloires, dus à l'altération des cellules hépatiques, sont aussi moins accusés, car :

a. L'acholie pigmentaire, la glycosurie alimentaire manquent souvent ;

6. L'urobiline est peu abondante, la diurèse et l'élimination d'urée sont souvent suffisantes.

d) Il en résulte que le pronostic en est moins sombre, les cirrhoses à gros foie sont celles qui guérissent le plus facilement. Pour Millard et Dujardin-Beaumetzce seraient mèn*e les seules qui guériraient, nous avons dit plus haut par quel mécanisme.

La mort y est néanmoins encore fréquente par cachexie ou complication intercurrente.

C. M. Hanot a décrit aussi sous le nom de cirrhose atrophique à marche rapide une forme dans laquelle le cycle évolutif a une durée de 5 à 6 mois. La maladie arrivant rapidement au syndrome de l'atrophie jaune aiguë du foie et à racholie, on pourrait avec M. Dieulafoy la dénommer cirrhose atrophique aiguë.

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