VOISINAGE
a) Perforation brusque par excès de la tension biliaire.
L'inflammation ne s'étant pas propagée aux organes voisins et n'ayant pas déterminé la formation de fausses membranes protectrices, la bile inonde le péritoine et on a le tableau de la péritonite diffuse suraiguë au moins dans la majorité des cas, (douleur locale déchirante, vomissement, ballonnement du ventre, signes d'épanchement abdominal, hypothermie, pouls filiforme, faciès, grippé, tendance au collapsus, frissons, mort.
b) Perforation lente par ulcération.
Le plus souvent dans ce cas elle a été précédé* d'un travail d'infection périphérique qui a abouti à la formation d'adhérences protectrices qui empêchent l'inondation périlonéale et permettent la formation de fistules biliaires.
a. Fistules biliaires cutanées.
Le plus souvent consécutives à une cholécyslite suppurative évoluant lentement, adhérant à la paroi qu'elle ulcère graduellement.
p. Fistules biliaires internes.
Le plus souvent par ouverture dans 1< tractus gastro-intestinal d'un foyer de péi QÎte purulente circonscrite, consécutive i l'ulcération des voies biliaires (abcès sou> phrénique par exemple.
Ces fistules siègent ordinairement dam : duodénum ; exceptionnellement au niveau <l l'estomac, plus rarement au niveau du côlon
Dans une première période on a les sij (rime infection biliaire à laquelle peuven
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succéder ceux de la formation d'un abcès enkysté du péritoine.
Dans une deuxième période correspondant à la perforation du tractus intestinal, c'est une douleur déchirante, profonde, accompagnée de vomissements bilieux et parfois de selles de même nature.
Enfin cette fistule peut s'oblitérer et guérir, ou s'oblitérer et donner lieu ultérieurement à une deuxième perforation ou les adhérences peuvent se rompre et le malade succomber à une péritonite suraiguë.
Migrations exceptionnelles.
Mentionnons comme migrations exceptionelles:
i . La formation d'abcès enkystés du péritoine périhépatite, abcès sous-phrénique en particulier.
2. La migration vers le vagin, le bassinet, le rein droit, la vessie.
3. La propagation de l'infection à la plèvre et la formation de fistules bilio-pleuro-bronchiques.
i. L'infection de la veine porte (pyléphlébite adhésive, puis suppurative, puis ulcérative).
Mentionnons enfin comme complications rares :
L'obstruction intestinale aiguë ou chronique par arrêt du calcul dans l'intestin.
La perforation de l'appendice par un calcul et à la suite une péritonite suraiguë ou un phlegmon stercoral.