I. Généralités
Véritable auto-intoxication, le diabète, comme toutes les toxémies, imprégnant les éléments anatomiques d'un liquide nutritif nocif, peut atteindre et altérer tous les tissus, désorganiser tous les appareils, troubler toutes les fonctions de l'économie. Comme dans l'urémie la multiplicité des symptômes oblige à des groupements dont le moins artificiel est actuellement celui qui, en dehors des signes cardinaux et quasi constants du diabète (glycosurie, polyurie, polydipsie, poiyphagie) et des petits signes du diabète de la phase prémonitoire (symptômes salivaires, oculaires, cutanés et nerveux), les groupe suivant les grands appareils.
C'est cet ordre que nous suivrons, et la pathogénie de ces symptômes étant loin d'être univoque, ou du moins se prêtant mal actuellement à une vue synthétique bien établie, nous indiquerons à propos de chacun d'eux la cause prochaine de leur production et les considérations thérapeutiques qui leur sont propres.