La théorie urémique est à rejeter
Il reste surtout en présence.
Y. La théorie de la déshydratation des centres nerveux.
o. La théorie de l'acétonémie (la plus en faveur aujourd'hui), elle se base sur le fait de la constatation de l'acétone : dans l'haleine, odeur de chloroforme; dans l'urine, réaction rouge avec le j chlorure de fer; dans les vomissementdes diabétiques comateux.
d) Diagnostic.
Deux cas sont à considérer :
a. Le coma survient au cours d'un diabète diagnostiqué ; le diagnostic eu est facile.
p. Le coma s'est établi sanscommémoratifs connus.
1. L'absence de fièvre, de paralysies, de contractures, feront éliminer les comas par lésion méningée ou encéphalique.
2. La recherche des signes de la série diabétique (gingivite alvéolodentaire, odeur sut generis de l'haleine, abaissement de la température, constatation de sucre ou d'acétone dans les urines), permettra le diagnostic de coma diabétique.
e) Indications.
Le coma déclaré est presque toujours au-dessus des ressources de la thérapeutique, il faut donc en éviter l'éclosion à tout prix.
Aussi dès qu'apparaissent les premiers symptômes prodromiques (digestifs, dyspnéiques ou nerveux), on mettra le malade au régime lacté, on permettra le pain et les féculents.
Les alcalins recommandés par Stadelmann, peuvent amener une amélioration passagère, mais non la guérison.
G. De l'intervention chirurgicale chez les diabétiques.
Nous ne pouvons mieux faire que de rappeler à ce sujet les conclusions de M. Pierre Marie (cliniques) et de M. Heynier (Société de médecine et de chirurgie pratiques, 18(.)()).
« Tout en diminuant très notablement les chances « de mort dans les opérations chez les diabétiques, « l'usage des antiseptiques est bien loin encore d'être
c< pour eux d'une innocuité complète. Aussi parmi les (( chirurgiens qui consentent à opérer dans le diabète, « y a-t-il une tendance très marquée à recourir, pour « ces opérations, plutôt à l'asepsie qu'à l'antisepsie « (pour éviter les chances d'intoxication).
« La forme de diabète en présence de laquelle on se « trouve n'est pas non plus à négliger. » Les formes rapides sont, à ce point de vue, plus dangereuses que les formes lentes, le diabète pancréatique que le diabète arthritique. Pour M. Reynier, on s'abstiendra, à moins de nécessité absolue, de toute intervention chez un diabétique sans réflexes.
« L'existence de l'albuminurie, enfin, surtout quand « elle est abondante, est bien laite pour inspirer des « craintes sur les suites opératoires, car l'affection « rénale dont cette albuminurie est l'indice, constitue « une prédisposition marquée aux phénomènes d'in- « toxication. » (P. Marie.)
Bibliographie : Sappey. — Testut. Dictionnaire Dechambre. — Landois, UEBOVEet Achard, Manuel de Médecine. — Vanverts, Th. Paris, 1897.
définition.
La rate est. la plus volumineuse des glandes vasculaires sanguines. Dépourvue de canal excréteur, elle déverse directement dans la circulation les produits de sa sécrétion.
.natomie comparée.
Manque chez les invertébrés.
Existe chez presque tous les vertébrés.
Peu développée chez les poissons. Parmi eux, absente chez le branchiostome et les myxinoïdes ; rudimentaire chez la lamproie.
Plus volumineuse chez les batraciens, les reptiles et les oiseaux.
Relativement considérable chez les mammifères et en particulier chez l'homme.
éveloppement.
A. Microscopique.
Origine mésodermique.
Apparition dans le mésogastre postérieur ou le mésoduodénum de cellules volumineuses dont les prolongements, soudés les uns aux autres, laissent entre eux des intervalles lacunaires. Ces cellules formeront les travées de la pulpe spléniquc.
506 QUESTIONS D'iNTERNAT
Dans les intervalles lacunaires se trouvent des éléments arrondis nucléés appelés noyaux d'origine.
Les veines, puis les artères se développant, il s'établit un courant qui entraîne peu à peu les éléments arrondis dans la circulation sanguine ; mais en certains points, qui restent indépendants du courant circulatoire, les lacunes conservent toutes leurs cellules rondes : ce sont les futurs corpuscules de Malpiyhi.
Les noyaux d'origine seraient des cellules formatrices des globules rouges. Leur passage dans le sang se ralentirait après la naissance : « mais il pourrait se faire, à la périphérie du corpuscule, au fur et à mesure des besoins de la régénération cellulaire, un essaimage continu de noyaux d'origine du corpuscule à la pulpe splénique. »
Essaimage continuerait toute la vie. D'où atrophie du corpuscule de Malpighi chez le vieillard.
B. Macroscopique.
Une coupe transversale, pratiquée au niveau de la rate, chez l'embryon, montre d'arrière en avant : la colonne vertébrale, l'aorte, le pancréas, la rate, l'estomac et le foie, tous organes compris entre deux feuillets péritonéaux qui s'étendent de la paroi abdominale postérieure à l'antérieure et qui constituent les mésogastres antérieur et postérieur.
Ces organes tendent à se tasser : le pancréas s'applique transversalement au-devant de la colonne verte brale et de l'aorte ; la rate se porte à gauche; l'esto mac s'applique de gauche à droite au-devant du pancréas, dont il reste séparé par une cavité virtuelle l'arrière -cavité des épiploons ; enlin le foie se placi avant et au-dessus de l'estomac.
Au-dessous de ces différents organes, l'anse intestinale effectue son mouvemenl de torsion, et nous vo; le côlon transverse se placer entre eux et la m sou s -j ace n te de l'intestin grêle. Le côlon transvers Mm méso séparent donc la cavité abdominale en deu* étages : Yw\\ supérieur, dit hépato-gastro-spléniqui raison des principaux organes qu'il contient; l'ai inférieur, destiné surtout à la masse intestinale.
De l'étude du développement nous pouvons déduire la situation générale de la rate et comprendre la disposition de ses moyens de fixité.
(ua lion.
Située profondément dans l'hypochondre gauche, entre l'estomac et le diaphragme, au-dessus du méso-côlon transverse.
avens de fixité.
A. Pédicule vasculo-nerveux.
B. Replis péritonéaux.
Au nombre de quatre :