Portion vaginale
D'abord en rapport avec le cul-de-sac latéral, il l'est ensuite avec le cul-de-sac antérieur.
Il se rapproche progressivement du cul-desac latéral, et n'a plus à ce niveau de rapports avec l'artère utérine, mais avec cinq ou six petites artères flexueuses, avec des lymphatiques et le conduit de Gartner ; il reste séparé en moyenne de 1 centimètre et demi du cul-de-sac latéral.
Les rapports avec le cul-de-sac antérieur sont plus intimes et plus étendus.
d) Portion intra-vésicale.
Elle a 10 ou 15 millimètres de longueur, elle est contenue dans l'épaisseur de la paroi vésicale ; elle traverse d'abord obliquement la tunique musculeuse, avec laquelle, grâce à un échange réciproque de fibres, elle contracte des adhérences intimes.
Puis, arrivant sur la face interne de la musculeuse, l'uretère glisse entre la musculeuse et la muqueuse, et vient s'ouvrir dans le bas-fond de la vessie, par un orifice de forme variable (ovale ou fente), dont la paroi supérieure, exclusivement constituée par un repli de la muqueuse vésicale, forme une sorte de valvule que la moindre pression applique contre la paroi postérieure, d'où impossibilité du reflux de l'urine vers le rein.
Ces orifices des deux uretères occupent les extrémités de la base du trigone vésical, marquée par la saillie du muscle inter-uretérique.
Les rapports extra-vésicaux de ces orifices sont les suivants : chez l'homme, ils répondent aux vésicules séminales, tout près de la base de la prostate ; chez la femme, ils répondent à la paroi
vaginale antérieure, à l'union des deux tiers postérieurs avec le tiers antérieur. Pawlick a signalé sur cette paroi l'existence de lignes (triangle de Pawlick) dessinant le trigone.
Conclusions :
Pour achever cette étude des rapports, nous rappellerons les conclusions mêmes de Glantenay, relatives à la découverte de cet organe.
« La voie extra-péritonéale est la meilleure et Y extrémité inférieure du rein, le repère le plus sûr pour la dénudation rapide de cet organe, et pour la découverte chirurgicale du bassinet et de l'uretère lombaire. »
« L'uretère pelvien doit être cherché par la voie extrapéritonéale supérieure iliaque au niveau de son croisement avec l'artère iliaque externe. La méthode sacrée lui est inférieure, à cause de l'absence de point de repère de ce côté. La voie vaginale est très avantageuse pour la découverte de la portion juxta-vésicale. »
« Enfin, parmi les procédés de taille hypogastrique, c'est la taille transversale qui met le mieux en évidence les orifices uretéraux. »
NÉPHRITES INFECTIEUSES
Bibliographie : Chargot-Boughard. Traité de médecine. — Debove- Achard. Manuel de médecine. — Dupla y-Reclus. Traité de chirurgie. — Claude. Thèse. Paris, 1897. — Cornil. La gloménilite. Presse médical, 14 avril 1900, p. 179.
Généralités. Pathogénie.
La notion de l'infection, de sa nature et de la voie suivie par l'agent infectieux domine aujourd'hui l'étiologie et l'étude clinique des néphrites.
A. La constatation de la présence des micro-organismes dans les reins atteints de néphrites prouve leur action directe sur l'épithélium rénal.
Bacille d'Eberth, dans néphrites typhoïdiques ;
Pneumocoque de Talamon-Frœnkel, dans néphrite pneumonique ;
Streptocoques dans néphrite érysipélateuse ;
Colibacille dans néphrite gravidique, etc.
D. Mais la néphrite, tout en relevant de l'infection, peut ne pas être provoquée par la présence des micro-organismes eux-mêmes sur le rein.
Ainsi le bacille de Klebs-Lœftler, spécifique de la diphtérie, le bacille de Nicolaïer ou microbe du tétanos, le bacille virgule deKoch, qui produit le choléra, infectent l'économie sans passer dans le sang. Pour expliquer les néphrites provoquées par ces différents agents infectieux, il faut admettre que ce sont les toxines élaborées par ces microbes qui produisent les altérations rénales.
C. Enfin, le rein peut être envahi non par le microbe spécifique de la maladie, en présence de laquelle on se
trouve, mais par les microbes ordinaires des infections secondaires: streptocoques, staphylocoques, pneumocoques. La néphrite peut alors relever de deux causes : infection primitive, agissant indirectement par les toxines de son microbe spécifique, et infection secondaire, agissant directement par la localisation des micro-organismes sur le rein. En résumé, trois classes de néphrites infectieuses :